Suite à de multiples problèmes techniques rencontrés sur Over-blog, je déménage mes deux blogs sur un autre hébergeur. ce blog est en construction et certains des articles y seront bientôt transférés. Voilà ma nouvelle adresse : www.lelignard.canalblog.com.

Par le lignard
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  Dans le jargon militaire le terme << fusillé pour l'exemple >> désigne un militaire exécuté après décision d'une juridiction militaire, qui intervient non seulement dans un cadre légal pour un délit précis, mais également dans un but d'exemplarité pour le maintient de l'obéissance des troupes. Cette pratique est à distinguer des condamnation à mort après passage devant une cour martiale, avec audition de témoins, conformément au Code de justice militaire, que les états-majors utilient parfois en temps de guerre. Elle ne saurait non plus être confondue avec la décimation ( pratique courante dans la Rome antique, consistant à exécuter un soldat sur dix de façon aléatoire), qui eut également lieu dans quelques armées modernes, même si dans différentes affaires d'abus d'autorité et par certains aspects ( décharge de ses responsabilités par le commandement en situation de défaite, jugement expéditifs, condamnations acquisent d'avance, tirage au sort des coupables, etc.), elle a pu laisser entrevoir des points communs.

 

  Au printemps 1917, après l'échec sanglant de l'offensive du général Nivelle sur le plateau du Chemin des Dames, ajoutée au conditions de vie effroyables, dans le froid, la boue, l'utilisation massive de l'artillerie et le report des permissions vont jouer un rôle déterminant dans une montée en puissance de la grogne au sein des troupes engagées sur le front.

L'offensive avait pourtant suscité un espoir enorme à la veille de l'attaque, et le général Nivelle avait assuré la fin de la guerre et donc pour chaque soldat le retour chez soi. Fin avril, après l'échec de l'offensive la déception et la colère grondent: les soldats ont l'impression que les plans de la bataille ont été mal préparés et que l'état-major ne semble pas se préocuper des pertes son objectif est de progresser coûte que coûte. De plus début mai, l'ordre de reprendre l'assaut dans les même conditions toujours aussi désavantageuses pour les Français, tombe et sera la principale cause du refus de monter en première ligne.

 

  Dans l'armée françaises certains poilus s'infligeaient souvent des mutilations volontaires pour pouvoir quitter le front, cependant les medecins arrivaient très souvent à repérer ces blessures volontaires et les coupables étaient sanctionnés. Les mutineries se manifestaient essentiellement par un refus de monter en ligne, les soldats acceptaient de garder les positions, mais refusaient de monter à l'assaut, dans l'unique objectif de gagner une centaine de mètres supplémentaires de terrain et demandaient des permissions. Ces refus d'obéissance étaient souvent accompagnés de manifestations bruyantes au cours desquelles les poilus exprimaient leurs doléances et criaient des slogans dont le plus connu reste : << A bas la guerre !>>

 

  Phillippe Pétain est nommé général en chef des armées et prend ses fonctions le 15 mai 1917. Son principal objectif est de calmer ces rebellions, en adoptant une stratégie moins offensive que son prédécesseur. Il commence par améliorer les conditions de vie des soldats, concernant entre autres, des cantonnements, la nourriture les tours de permission etc... Cependant son arrivée se situe au milieu du pic de protestations et on ne peu donc dire que celui-ci << mis fin >> aux mutineries. Cette crise de l'été 1917, se propoage avec des contestations plus ou moins vives dans près de 50 régiments français sur un total de 1000.

  Cette crise qui ébranla fortement l'armée françaises (pour ne paler que d'elle), amena son lots de sanctions plus ou moins lourdes à l'encontre des mutins. Environ 3 500 condamnations, directements liées avec cette mutinerie furent prononcées par les conseils de guerre, dont 1 381 lourdes peines de prisons ou de travaux forcés, 554 condamnations à mort dont 49 furent appliquées, parmi lesquelles 26  l'ont été pour actes de rébellion collectives commisent entre juin et juillet 1917. Les exécutions de 1917 restent les plus connues, mais son nombre reste relativement faible aux << fusilles pour l'exemple >>  de la fin de 1914 (près de 200) ou de 1915 (environ 260). Ceci s'explique par le droit de grâce du président de la République Raymond Poicaré, il gracie 90 à 95% des demandes qui lui sont présentés.

 

  Pour la famille des soldats exécutés , la situations était très difficilement supportable, la honte d'avoir eu un père, un frère ou un époux << fusillé pour l'exemple >> s'ajoutait au poids du deuil. Ces gens là étaient souvent montré du doigt et certains recevaient même des menaces de mort et les épouses ne pouvaient pas prétendre à la pension de veuve de guerre. D'autres durent retirer leurs enfants de l'école pour confier leur éducation à un précepteur. Ce fut le cas de l'épouse du soldat Claude Pettelet du 298 RI. Ce soldat fut accusé d'abandon de poste devant l'ennemi. Fin novembre 1914 une demi section française (24 hommes) avait vu leur tranchée ravagée par les obus et des Allemands s'en étaient emparé faisant plusieurs prisonniers. La demi section avait dût se replier dans les boyaux avant de reprendre le combat pour au final déloger les nouveaux occupants. Les soldats qui avaient reculés avaient été prevenus que celà constituait un abandon de poste en présence de l'ennemi. Une enquête sommaire fut mise en place, au cours de laquelle les soldats avaient dits avoir reculer sous les ordres du lieutenant Palaud, or ce dernier nia en bloc les faits, bien au contraire et accable les 24 soldats concernés. Le 3 décembre un conseils de guerre spécial "tire au sort" six d'entre eux, dont le soldat Pettelet et ils sont condamnés à mort et exécutés le lendemain. Son épouse avait reçu des menaces de mort et lorsquelle sortait de chez elle, elle avait un revolver pour se défendre.

 

  Certaines familles à forces d'interminables démarches et de courage ont vus leurs morts réhabilités entre 1920 et 1930, mais ce chiffre concerne en fait qu'une quarantaine de cas sur les 600 soldats fusillés entre 1914 et 1918. Il faut rappeler que tout le long du conflit il y eu de nombreux cas de condamanations totalement injustifiées ou de peines disproportionnées au regard de certains faits. Les conseils de guerre n'ont jamais autant fonctionnés qu'au court de l'anée 1917, ce qui traduit bien la volonté de l'armée de << mater >> les rébellions ces dernières découlaient directement de l'attitude de certains officiers qui ne se préocupaient pas toujours des pertes, mais pour qui seul le résultat comptait. Certains éléments seront connus  que grâce aux témoingages de soldats, car les archives militaire sur ces affaires sont encore classées secrètes et ne seront officiellement ouvertes qu'en 2017. Dans un but uniquement représentatif voici quelques exemples marquants de cas injustifiés concernant l'armée française:

 

1914 :

 

  * Eugène Bourret soldat au 48e régiment d'artillerie, qui souffre du "Shell Shock" (troubles causés le plus souvent par une exposition prolongée dans des combats intenses ou des barrages d'artillerie), s'égare et ère à l'arrière du front. Arrêté le 29 août 1914, il est jugé pour abandon de poste et fusillé le 7 septembre avec 5 autres soldats.

 

  * Marcel Loiseau agent de liaison au 106e RI, blessé lors d'une attaque dans le secteur de Vaux-les-Palameix (Meuse) se rend à l'infirmerie, lorsqu'il croise son capitaine qui lui donne l'ordre de regagner ses lignes malgrès sa blessure. Le soldat qui souffre désobéit et va se faire soigner. Son capitaine rédige alors un rapport dans lequelle il accuse le soldat Loiseau de s'être volontairement mutilé. Jugé par le conseil de guerre le 11 octobre il est condamné à mort au motif d'abandon de poste et mutilation volontaire. Il sera fusillé le lendemain à Mouilly. Sa famille obtiendra sa réhabilitation le 17 mars 1922, la chambre criminelle de la Cour de cassation jugeant qu'il n'y avait pas assez de preuves suffisante.

 

  * Jean-Julien -Marius Chapelant sous-lieutenant commandant la 3e section de mitrailleuses au 98e RI. Le 7 octobre après sept jours et nuits de combats et bombardements inéterrompus dans le secteur de Beuvraignes (Somme), il est capturé avec quelques survivants de sa section. Bien que blessé à une jambe il parvient à s'évader et arrive à rejoindre les lignes françaises deux jours plus tard, dans un état de fatigue extrême. Pourtant le lieutenant-colonel Didier, son chef de corps le fait traduire devant un conseil de guerre spécial pour le motif de << capitulation en rase campagne >>. Condamné à mort le 10 octobre 1914 il est passé  par les armes dans la cour du château des Loges, attaché à un brancard dressé contre un pommier.

 

 1915:

 

  * Le caporal Antoine Morange et les soldats Félix Baudy, François Fontanaud et Henri Prebost du 63e RI sont fusillés le 20 avril 1915 à Filrey (54) suite au refus collectif de leur compagnie de monter en ligne. Le 19 avril une attaque devait avoir lieu à Mort-Mare au sud de Thiaucourt pour enlever une tranchée encore occupée par des Allemands au centre d'une première ligne conquise quelques jours plus tôt avec la pertes de 600 hommes. La troupe d'assaut chargée de la mission fut tirée au sort et le hasard avait alors désigné une des compagnies déjà fortement éprouvée les 3, 4 et 5 avril au cours des combats sur la route de Thiaucourt. Au signal de l'assaut les 250 hommes refusent  de quitter la tranchée << ce n'est pas à notre tour d'attaquer >> disent-ils. L'instant d'avant les douze hommes qui avaient jaillis hors de la tranchée avaient été tous fauchés par les mitrailleuses ennemies et gisaient morts ou blessés sous les yeux de leurs camarades.

  Le général Delétoile ordonne que les 250 soldats passent en cour Martiale pour délit de lâcheté afin d'être exécutés. Après l'intervention de plusieurs officiers cinq hommes furent désignés pour comparaitre. un sera acquité, deux seront tirés au sort dont le soldat Fontanaud natif de Montbron en Charente et le caporal Antoine Morange. Les soldats Baudy et Presbost, maçons tous les deux dans le civil, furent désignés à cause de leur appatenance syndicale à la CGT. Le général Joffre en visite dans le secteur aurait refusé sa clémence aux condamnés en éxigeant une sévérité à l'égard de la compagnie. Les quatre hommes sont fusillés à la lisière du bois de Manoville (54). Le corps du soldat Félix Baudy fut transféré au cimetière de son village natal à Royère-de-Vassivière dans la Creuse, une plaque fut déposé sur sa tombe par ses compagnons maçons qui porte cette incription : << Maudite soit la guerre -Maudits soient ses bourreaux- Baudy n'est pas un lâche- Mais un martyr >>. les quatres hommes furent réhabilités en 1934.

 

  * Lucien Bersot soldat au 60e RI maréchal-ferrant à Besançon se trouve sur le front de l'Aisne pendant l'hiver 1914-1915 dans la région de Soissons. Son régiment à connu de lourdes pertes durant ses premiers engagements en 1914. L'état-major jugeant ce régiment peu actif il confie le commandement au lieutenant-colonel Auroux, un ancien des troupes d'Afrique qui doit lui redonner du "mordant". Le soldat Bersot n'avait pas trouver un pantalon à sa taille, et devait se contenter de porter celui contenu dans le paquetage constitué en toile blanche. Souffrant du froid dans les tranchées il demanda le 11 février 1915 au fourrier le pantalon de campagne en laine que portait ses camarades. Le sergent-fourrier lui en donna un en loques qui était maculé de sang, son ancien propriètaire était sûrement mort. Bersot refusa et se vit écopé de huit jours de prison par le lieutenant André. L'affaire aurait put en rester là  cependant le lieutenant-colonel Auroux ne l'entendait pas ainsi estimant la punition pas assez sévère il demanda la comparaison du soldat Bersot devant le conseil de guerre spécial du régiment présidé par Auroux lui-même. Le 12 février 1915 accusé de refus d'obéissance il fut condamné à mort. La peine infligée ne correspondait pas au code de la justice militaire, car le délit constaté ne s'était pas produit face à l'ennemi, mais à l'arrière. Deux camarades de Bersot tenterent de plaider en sa faveur afin que la sentence soit adoucie, mais se virent également punis de travaux forcés en Afrique du Nord. Lucien Bersot fut fusillé le lendemain . Sa réhabilitation fut admise en 1922.

 

  * Les caporaux Théophile Maupas, Louis Lefoulon, Louis Girard, et Lucien Lechat du 336e RI fusillés le 17 mars 1915 devant le régiment entier. Les faits se produisent sur le front de Champagne le 10 mars 1915. très tôt se matin là la 21e compagnie du 336e RI reçoit l'ordre d'attaquer à la baïonnette et reprendre les positions ennemies au nord du village de Souain (Marne). Devant eux le terrain est jonché de cadavres est directement sous le feu des mitrailleuses allemandes de surcroit l'artillerie censé matraquer les tranchées ennemies tire trop cort et atteint la tranché française labourant également le terrain d'assaut. Les poilus du 336e RI déjà épuisés par plusieurs jours de tranchées et démoralisés par les défaites des attaques précedentes ainsi que la vision de leurs camarades tués encore accrochés aux barbelés ennemis refusent de sortir. Pour les troupes le saut au-dehors du boyaux équivaut au saut dans l'au-delà. Le pilonnage des lignes françaises par sa propre atillerie sera sujet à la polémique, lorsque qu'un témoignage montra que le général Géraud-François-Gustave Réveilhac qui avait ordonné l'attaque voyant les hommes refuser de sortir de la tranchée avait ordonné aux artilleurs de tirer sur les troupes pour les forcer à monter à l'assaut.

  Le général furieux exige des sanctions exemplaires, il demande au capitaine Equilbey chef de la 21e compagnie de transmettre à ses supérieurs une liste portant 6 noms de caporaux et 18 hommes de troupes choisis parmis les plus jeunes. Le 15 mars les 24 hommes désignés sont directement mis en jugement par ordre du général Réveilhac. Le lendemain ils comparaissent devant le conseil de guerre de la 60e DI. demandé par le général ils doiuvent répondre du motif << refus de bondir hors de la tranchée>>.

  Lors de son intérragatoire le caporal Théophile Maupas dira: << Quiconque montait devait être fauché littéralement par les nôtres, soit par le feu des mitrailleurs allemands >>. Le verdicte tombe et les 18 hommes de troupes sont acquités au motif qu'ils ont été choisis arbitrairement et deux caporaux également pour le motif qu'ils se trouvaient en bout de ligne et par conséquant n'avaient pas pu entendre l'ordre d'attaque. Seuls quatres caporaux dont trois normands et un Breton sont condamnés à mort.

 

  Le 17 mars en début d'après-midi, soit deux heures avant que n'arrive le recours en grâce qui pourrait comuer la peine en travaux forcés, les quatres caporaux sont fusillés en présence du régiment.

-Théophile Maupas avait 40 ans institeur à Chefresne.

- Louis Lefoulon 30 ans cheminot aux Chemins de fer de l'Ouest à Caen  originaire de Condé-sur-Vire.

- Louis Girard 28 ans horloger à Blainville, résidant dans le 17e arrondissement de Paris.

- Lucien Lechat 23 ans garçon de café à Vitré, natif du Ferré.

  Ils ont tous été réhabilités en 1934 par une cour de justice composée d'anciens combattants.

 

  * Camille Chemin et Edouard Pillet soldats au 37e Régiment d'infaterie colonial sont condamnés à mort à cause d'un malentendu. Lors d'une attaque de leur section des sacs paquetages des hommes restent en arrière et certains effets sont volés, afin de remédier à ces vols, un capitaine désigne les soldats Chemin et Pillet pour garder les sacs. Les deux hommes ont été désignés car ils étaient tous deux soutien de famille. Cependant avant l'attaque le capitaine change et n'averti pas son successeur que deux hommes sont restés en arrière pour surveiller les paquetages, En faisant l'appel le nouveau capitaines les portent manquants. Puis lorsque le 37e RIC fait de nouveau mouvement les deux soldats regagnent leur compagnie. Le colonel commandant le régiment les accusent de désertion à la vue du rapport du capitaine qui les portaient abscents. Ils sont rapidement traduits devant un conseil de guerre le 4 août 1915 pour abandon de poste devant l'ennemi et fusillés le lendemain à Montauville (54). Jusqu'au dernier moment le soldat Camille Chemin supplia le peleton de l'épargné pour ces cinq enfants. Une cour de justice obtiendra leur réhabilitation en 1934.

 

  * Joseph Gabrielli. soldat au 140e RI. Natif de Corse il était quelque peu simple d'esprit et illétré, ne parlant que sa langue natale. Après un passage à l'infirmerie pour se faire soigner d'une blessure reçue dans une attaque, il perd le contact avec ses camarades. Accusé d'abandon de poste il est traduit devant un conseil de guerre le 14 juin il est fusillé le jour même. Sa réhabilitation interviendra en 1933.

 

 

1916:

 

 

  * Les sous-lieutenants Henri Herduin et Pierre Millant du 347e RI pour s'être replier sur Verdun alors qu'ils étaient dans l'incapcité de recevoir des renforts et à court de munitions, ils furent exécutés sans jugement à Fleury-devant-Douaumont le 11 juin 1916. Le Ministre de guerre Louis Barthou ecrit aux familles indiquant qu'ils sont " Morts pour la France" alors qu'ils ne sont pas réhabilités juridiquement. Ils le seront en 1926.

 

  * Le 22 mai à Roucy dans l'Oise, quatres soldats du 96e RI sont fusillés après avoir été condamnés à mort par le conseil de guerre de 55e DI, le 30 avril pour avoir refusé pendant une heure de remonter aux tranchées. Il s'agit des soldats Emile-Frédéric Lhermier, Lucien Baleux, félix-Louis Milhau et Paul-Pierre Regoult.

 

  * Le caporal Sylvestre Marchetti et le soldat Julien Lançon tous deux du 8e RIC sont fusillés le 22 octobre à 6h30 au lieu-dit La Cavé d'Hayon à Sarcus dans l'Oise.

 

  * Le soldat Le Dû, exécuté pour rébellion en septembre 1916 dans l'Oise.

 

 

1917:

 

 

  * Le caporal Joseph Dauphin du 70e Régiment de Chasseurs à Pied. Suite à l'échec et l'effroyable hécatombe du Chemin des Dames, les permissions de son bataillon sont refusées, le caporal Dauphin et quelques autres camarades se retrouvent un soir ivres. Sous l'effet de l'alcool et sans être tout à fait conscients de leurs actes, ils auraient selon certains témoins tirés des coup de feu en l'air et crier des propos séditieux. Une fois dégrisé et conscient d'être en faute, le caporal Dauphin s'attendait à écoper de quelques jours de cachot. Mais sans aucune explication et sans comprendre vraiment pourquoi ses supérieurs l'envoyèrent en conseil de guerre.

Etant le seul gradé present dans le groupes d'hommes arrêté  après la beuverie le caporal aurait chanté un peu fort << J'ai deux grands boeufs dans mon étable >> mais l'accusation contredit cette version et l'accuse d'avoir crié << A bas la guerre, vive la Révolution ! A bas Poincaré, vive la Russie !>>. Considéré comme le meneur de la mutinerie il fut condamné à mort et fusillé le 12 juin à la ferme de Fété près de Venteley dans l'Aisne. Un autre soldat François Brugière probablement aussi impliqué dans la beuverie et quant à lui désigné d'office pour faire partie du peleton d'exécution du caporal Dauphin. Mais Brugière refusa de tourner son fusil contre son camarade, il fut condamné à 10 ans de travaux forcés et envoyé au bagne de Chief (ex-Oléanville ) où il mourrut d'épuisement le 12 février 1918.

Le caporal Dauphin, avait néanmoins de bon états de services. Issu d'une famille d'agriculteurs du Puy-de-Dôme, il avait été incorporé en 1914 au 70e RCP. Bon soldat il avait dès 1915 été décoré de la Croix de guerre avec palmes pour plusieurs actes héroïques et entre autres pour avoir ramené sur ses épaules un lieutenant blessé près des barbelés ennemis ou pour avoir tenu une position jusqu'à l'épuisement des ses cartouches. Promu caporal il reçut par trois fois une citation pour sa conduite exemplaire au combat. Mais tout celà les juges n'en tiennent pas compte, et l'avaient condamné à mort pour un moment d'égarement, d'un homme qui voulait juste oublier la guerre rien que l'espace d'un instant. Toutes les demandes de réhabilitation n'ont jamais abouties. Le caporal Dauphin fut inhumé au cimetière de Comicy (51).

 

 

  * François Marie Laurent du 247e  RI originaire de Bretagne accusé par les medecins de mutilations volontaires, condamné à mort et fusillé. Une contre-expertise médicale conduite en 1933 a démontré que la pièce medicale était insuffusante pour prouver un acte volontaire et le soldat Laurent fut réhabilité en 1934.

 

 

1918 :

 

  * Le soldat Gillet codamné à mort et fusillé le 2 juin 1918. La Ligue des droits de l'Homme va soutenir le père du soldat Gillet pour obtenir en vain sa réhabilitation. En août 1920, le soldat exécuté recevra une décoration militaire à titre posthume.

 

  * Charles Victor Robert du 131e RI fusillé le 4 janvier 1918 à Bouconville-Vauclair dans l'Aisne et inhumé au cimetière de Pontavert.

 

  * Georges Gaillagot du 49e RI fusillé le 8 septembre 1918 à Allemant.

 

 

A partir de 1918 on assiste à un déclin des exécutions. Les commandements militaires comprenant mieux l'état mental des soldats provoqués par les conditions de vie en guerre et notamment sous les bombardements.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  Le 16 novembre dernier, l'équipe  Citroën Racing vient de se séparer du pilote N°2 Sébastien Ogier. Depuis déjà plusieurs mois les tensions entre les deux Seb (Loeb et Ogier) étaient de plus en plus fréquentes, mais également avec la direction de Citroën elle-même. Cette fois son renvoi est officiel. C'est le pilote finlandais Mikko Hirvonen (arrivant de chez Ford et principal rival de Sébastien Loeb en course) qui sera désormais son coéquipier.

 

                                                                   

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                                                            Sébastien Ogier remercié par Citroën

 

 

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    Mikko Hirvonen triple vice champion du monde des rallyes derrière Loeb ( 2008, 2009, 2011) qui à fait l'essentiel de sa carrière chez Ford sera le pilote n°2 de Citroën Racing et coéquipier de Sébastien Loeb.

 

 

 

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    Le 25 mai 1961, en pleine guerre froide le president John F. Kennedy, lance le programme Apollo, pour reconquérir le prestige des Etats-Unis, mis à mal par les progès des Soviétiques dans le domaine de la conquête spatiale. Dans son discours Kennedy déclare:

  << Je crois que cette nation devrait se fixer comme objectif de réussir avant la fin de cette décénie à poser un homme sur la Lune et le ramener sain et sauf sur Terre >>. C'est dans ce but que les missions du programme Apollo seront mises sur pieds.

 

  Apollo 11 sera la troisième mission habitée à approcher de la Lune, mais la première à s'y poser.  Elle est composée par trois astronautes: Neil Armstrong (commandant ), Edwin "Buzz" Aldrin (pilote du module lunaire) et Michael Collins (pilote du module de commande). Le 16 juillet 1969 depuis le complexe de lancement de Cap Canaveral, le lanceur de 3 000 tonnes Saturn V décolle. Propulsé sans incident il se place en orbite basse autour de la Terre. Après deux heures de vol orbital, le train spatial Apollo ( module de commande et de service, CSM et du module lunaire, LEM) composant le troisième étage de la fusée Saturn V quitte l'orbite terrestre. Trois jours plus tard, Apollo se place en orbite lunaire. Le module lunaire Eagle après avoir réalisé treize révolutions autour de la Lune se sépare du CSM, ocuppé seulement par Collins, et le LEM avec Armstrong et Aldrin entame sa descente sur l'astre.

 

  Eagle se pose dans la mer de la Tranquilité, face à la Terre une vaste plaine de basalte, correspondant à un ancien bassin d'impact formé après la naissance du système solaire. Le LEM approche en pilotage manuel, mais Armstrong géné par des alarmes de l'ordinateur de bord, manque le site d'atterrissage prévu de 7 km. Il laisse passer le moment où selon la procédure, il aurait du exécuter une dernière manoeuvre de correction de trajectoire. Eagle s'approche d'une zone encombrée de rochers Neil Armstrong prend le contrôle du LEM et survole horizontalement la zone pour trouver un site approprié, mais cette manoeuvre entame sérieusement la réserve de carburant prévue. Il ne reste plus que 45 secondes du propergol réservé à l'atterrissage, quand Eagle touche enfin le sol lunaire.  Avant la sortie des deux astronautes, Armstrong et Aldrin doivent effectuer une longue séquence de contrôles. Pose des combinaisons spatiales A7L, vérifications, et dépressurisation du LEM.

 

  L'autonomie maximale des astronautes pour leurs sorties extra-véhiculaire est de 2h45, limite imposée par les réserves d'oxygène et d'énérgie électrique des combinaisons. Le premier homme à fouler le sol lunaire est Neil Armstrong. Le 21 juillet 1969, à 2h56 UTC (soit 3h56 en France) ou le 20 juillet à Houston, des millions de spectateurs écoutent les impressions d'Armstrong. celui-ci posant le pied sur le sol lunaire lance son message resté célèbre: << C'est un petit pas pour un homme, mais un bond de géant pour l'humanité >>. Quinze minutes plus tard Aldrin sort à son tour.

  Ils ont pour mission de récolter des échantillons de roches lunaires et d'installer les éléments scientifiques du Early Apollo Scientific Expériments Package comprenant:

  * Un réflecteur laser en aluminium qui doit être orienté à 5° face à la terre pour que des observations terrestres calculent la distance Terre-Lune.

  * Un sismomètre dont la durée de vie n'est que de 21 jours.

 

  Après avoir récolté 21,7 kg d'échantillons de roches lunaires, Armstrong et Aldrin font de nombreuses photos ou films et plantent le drapeau américain. Ils reçoivent également un appel téléphonique du président Richard Nixon qui suit l'événement depuis le salon de la Maison Blanche. Au bout de 2h31 de sortie et 250 mètres parcourus les deux astronautes regagnent l'habitacle du LEM. En remontant Aldrin casse par inadvertance l'interupteur de mise à feu du moteur de l'étage de remontée. Mais comme il s'agit d'un bouton poussoir, il se servira de la pointe d'un stylo pour pouvoir l'actioner, permettant au LEM de quitter la Lune.

 

  Le LEM rejoint le module de commande et de service avec Michael Collins à bord resté en orbite lunaire. Trois jours plus tard Apollo amérrit dans l'océan Pacifique et les trois astronautes sont receuillis par un hélicoptère du porte-avions USS Hornet. Ils seront mis en quarantaine pendant 21 jours, cette pratique sera également appliquée aux missions Apollo suivantes, avant que la Lune ne soit déclaré stérile et sans danger de contamination.

 

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   L'équipage d'Apollo 11 de gauche à droite: Neil Armstrong, Michael Collins et Edwin Buzz Aldrin.

 

 

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                                   La fusée Saturn V sur le pas de lancement de Cap Canaveral.

 

 

 

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                                                                 Aldrin sur le sol lunaire.

 

 

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                                                        L'empreinte de Buzz Aldrin.

 

 

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 La banière étoilée plantée sur la Lune. Ce drapeau sera couché par le souffle du décollage du LEM.

              

 

 

 

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     Le président Américain Richard Nixon, visitant la zone où les asronautes sont en quarantaine.

 

 

Apollo 11 insignia

 

 

                                                      L'écusson de la mission Apollo 11.

 

 

 

 

 

 

 

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  Douglas Robert Steuart Bader de son nom complet est né le 10 février 1910, à St John Wood dans la balieue Est de Londres. Il est le fils cadet de Frédérick et Jessie Roberts Bader. Il passe ses deux premières années de sa vie sur l'île de Mann, chez ses grands-parents paternels, Ses parents et son frères aîné se trouvaient alors aux Indes, où son père était ingénieur civil. En 1913 celui-ci démissionne et la famille regagne l'Angleterre et s'installe à Kew au sud-ouest de Londres. Lors de la première guerre mondiale le père de Douglas est enrôlé et part se battre en France avec le grade de major dans une unité du génie. Grièvement blessé au combat en 1917, il restera hôspitalisé en France jusqu'en 1922 où il succombe de ses blessures. Il sera alors inhumé dans un cimetière militaire britannique à Saint-Omer.

 

  Jessie Roberts Bader se remarie peu après la mort de son mari avec un révérand. Elle s'occupe très peu de Douglas qui vit principalement chez ses grands-parents. Manquant de figure paternel le jeune garçon est assez indiscipliné et anti-confirmiste. Elève assez moyen, il devient néanmoins un très bon athlète, notamment au rugby où il montre très vite son talent de meneur. En 1923 il part vivre chez sa sa tante Hazel et passe beaucoup de temps avec son oncle Cyril Burge qui est pilote à l'école de l'air de la RAF de Cranwell. C'est là que va naitre sa passion pour l'aviation qui ne le quittera plus. Voulant devenir pilote, il intègre l'école de Cranwell en septembre 1928. Elève plutôt moyen, il montre pourtant des qualités certaines pour le vol et se retrouve classé 18e sur 21 élèves officiers au terme de sa première année. Le commandant de l'école le vice marshal Halahan le réprimande : << Vous êtes jeune, je peux comprendre vos problèmes, mais la RAF non, elle veut des hommes ici, pas des écoliers. >>  Retenant la leçon, Douglas Bader, commence à s'investir plus sérieusement et au terme de sa formation il lui manquera très peu de points pour pouvoir être nommé major de la promotion.

 

  Son brevet de pilote en poche, Bader est affecté à partir de 1930 au 23e Squadron basé sur l'aérodrome de Kenley. Son escadrille qui est équipée des biplans Gloster Gamecock, reçoit bientôt de nouveaux appareils, les Bristol Bulldog, plus rapides mais plus difficilement maniables à faible altitude et basse vitesse. Le 14 décembre 1931, Bader effectue un vol entre Kenley et Woodley, lors de l'escale, il parle d'accrobatie avec de jeunes pilotes, Bader était connu pour etre un bon pilote dans cette discipline. Ces derniers lui demandent une démonstration et Douglas répond qu'il n'à beaucoup d'expérience sur les Bulldog. Il décolle effectue un tonneau et passe sur dos à basse altitude au-dessus du terrain, mais quand il entame son retournement une des ailes de l'appareil touche le sol et le Bristol s'écrase. On retire le pilote de l'amas de tôles, il est vivant mais ses deux jambes sont écrasées, la gauche sous le siège et le pied droit coincé sous le palonnier. Rapidement évacué à l'hôpital de Berkley, il est prit en charge par le meilleur chirurgien de l'époque, le docteur Léonard Joyce. Ce dernier est forcé d'amputer sa jambe droite au-dessus du genou et quelques jours plus tard ampute la gauche juste en dessous du genou. Son état empire et il est considéré comme perdu, mais sa volonté reprend le dessus et il survit.

 

  En 1932 commence alors pour lui une longue et douleureuse convalescence, durant laquelle il devient dépendant de la morphine. Transféré à l'hôpital de la RAF à Uxbridge, il fait la connaissance de Marcel Dessoutter ancien ingénieur aéronautique, amputé lui-aussi d'une jambe suite à un accident d'avion. Dessoutter avait alors créé sa société fabriquant des prothèses en aluminium. Bader devient son premier client à avoir besoin de deux pour pouvoir remarcher, car il s'est fixé pour objectif de se déplacer sans ses cannes. Contre toutes attentes et malgrè l'avis de beaucoup de personnes disant que celà était impossible Douglas Bader atteint son but. Il réaprend à vivre presque normalement, fait du golf, conduit une voiture modifiée pour pouvoir s'adapter aux deux prothèses et invite également des filles à danser. Mais ce qu'il désire avant tout c'est revoler et en juin 1932 le sous-secrétaire de l'air Sir Phillip Sassoon, lui offre l'occasion de le faire avec un Avro 504 d'entrainement sur l'aérodrome de Lympe. Douglas Bader pilote parfaitement l'appareil et le pose sans encombres. Une visite médicale le note apte pour le service actif, mais dans une condition restreinte de vol. Cependant six mois plus tard il apprend qu'il est définitivement retiré du service actif, ce qui le laisse totalement désemparé. Peu après il quitte la RAF avec une pension d'invalidité totale.

 

  Il travaille alors dans un bureau pour la société "Asiatic Petroleum Company " qui deviendra plus tard "Shell" et en 1935 il épouse Thelma Edwards avec qui il passera 37 ans . Malgré sa nouvelle vie, la passion de l'aviation ne l'a pas quitter et à la déclaration de guerre Bader fait appel à une vieille connaissance au ministère de l'air mais également à son ancien commandant de Cranwell pour être réintégré dans la RAF. Celle-ci sera prononcée à l'issue d'un test se déroulant à l'école centrale de vol à Upavon. Huit ans après son accident, le 27 novembre 1939, Douglas Bader se retrouve seul aux commandes d'un Avro Tudor K-324, puis suit le procésus normal de tous les pilotes débutants. Il doit faire des vols à bord du bombardier de jour Fairey Battle, puis passe ensuite des qualifications sur le chasseur d'entrainement Miles Master, avant de pouvoir voler sur Spitfire et Hurricane. Au début 1940, Bader est affecté au 19e Squadron basé à Duxford, à 29 ans il est le plus vieux pilote de l'unité.  En avril 1940 il est nommé commandant de l'escadrille 222 basée également à Duxford, cette dernière était en plein remplacement troquant ses vieux Blenheim contre les nouveaux Spitfire.

 

  Peu avant sa prise de fonction au cours d'un entrainement sur les nouveaux appareils, Bader tente de faire décoller son Spitfire avec l'hélice réglée au grand pas et ce qui devait arrivé arriva, l'avion se crash en bout de piste. Sortant indemme de cet accident, il à fait la faute du débutant et l'assume. S'il n'avait pas déjà été amputé des deux jambes cet accident lui aurait très certainement causé des dommages irrémédiables aux membres inférieurs. Ses prothèses tordues seront redressées. Cependant le ministre de l'air Sir Trafford Leigh-Mallory considère que la leçon avait porté et que celà ne se reproduirait plus, et il confirme Douglas Bader au commandement.

 

  En juin 1940, l'escadrille 222 est envoyée pour couvrir la retraite des troupes britannique à Dunkerque et durant une de ces sorties Douglas Bader obtient sa première victoire en descendant un chasseur allemand Messerschmitt 109. Le même mois il est muté au commandement de l'escadrille canadienne  242 basée sur l'aérodrome de Coltishall. Cette unité à été durement éprouvée lors de la campagne de France, le moral des hommes est bas et la vision de leur nouveau commandant "cul-de-jatte" n'est pas fait pour les rassurer. Cependant Bader à tôt fait de dissiper leurs craintes en leur offrant une démonstration de voltige de 30 minutes. Juste avant la Bataille d'Angleterre il se démène pour que son escadrille de 18 Hurricane soit parfaitement apte au combat.

 

  Pendant la Bataille d'Angleterre, Douglas Bader participe à l'élaboration de la stratégie du "Big Wing" consistant à faire décoller plusieurs escadrilles de chasseurs simultanément pour affronter les groupes de bombardiers pour en abattre le plus possible avant qu'ils ne larguent leurs bombes.  Lorsque la Bataille d'Angleterre s'achève, Bader reçoit les " Distinguished Flying Cross" et "Distinguished Service Order" ( DFC et DSO ) et devient Wing Commander de l'aérodrome de Duxford.

  Au mois de mars 1941, Douglas Bader est nommé Wing Commander de l'aérofrome de Tangmere et commande trois escadrilles de Spitfire ( les 145, 610 et 666). Durant cette période il fait preuve d'un sens tactique hors du commun en travaillant pendant ses vols en étroite collaboration avec le contrôleur au sol A.G. Woodhall. En référence à celà il reçoit une barre sur à sa DSO.

Le 9 aôut 1941 Douglas Bader vient d'abattre deux chasseurs allemands de plus mais  percute un autre. Contraint de sauter en parachute ses prothèses se détachent lorsqu'il s'extrait du cockpit. Il est fait prisonnier en arrivant au sol puis est envoyé dans un hôpital à Saint-Omer, proche du cimetière où son père était enterré depuis 1922. Les Allemands avaient euent la connaissance d'un as britannique "cul-de-jatte" et le traitent bien. Un accord secret est alors passé entre les Britanniques et les Allemands pour que leur prisonnier reçoive de nouvelles prothèses. Les Allemands autoriseront un avion britannique à survoler le camp pour pouvoir les parachuter. Mais une fois ces "nouvelles jambes" acquisent Douglas Bader tente à plusieurs reprises de s'évader, mais est repris à chaque fois. Afin d'en terminer avec ses évasions à répétitions les Allemands vont conduire Bader à la fortresse de Colditz réservée aux officiers. Là il refuse de promettre de ne plus tenter de s'évader et les Allemands lui confisquent ses prothèses. Libéré par la 1ere armée américaine en 1945, il retourne à Paris et demande un Spitfire pour reprendre le combat, mais celà lui est refusé, le haut-commandement ne voulant pas perdre un officier de cette envergure. Il est alors nommé Group Captain et reçoit le commandement de l'école de chasse de Tangmère, puis placé à la tête du secteur Essex avec le 11e Groupe de North Weald. Douglas termine la guerre avec 20,5 victoires. Le 15 septembre 1945 il mène personnellement le défilé aérien de la victoire à la tête de 300 appareils dans le ciel de Londres.

 

  Douglas Bader quitte définitivement la RAF en 1946 et retourne travailler pour Shell qui lui offre un poste dans son département aérien. Lorsqu'il vole pour son travail dans différentes partie du monde, son épouse Thelma l'accompagne souvent. La reine Elizabeth II le fait chevalier en 1976 pour l'ensemble de ses actions pour les amputés. Après le décès de Thelma il épouse Joan Murray qui partage son interêt pour venir en aide au plus démunis. Le 5 septembre 1982 après un diner à l'occasion des 90 ans du marshal de l'air Sir Arthur Harris, Douglas Bader meurt d'une crise cardiaque à 72 ans.

 

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                                                                 Sir Douglas Bader 1910-1982.

 

 

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                                                    Douglas Bader avant le départ d'une mission.

 

 

 

 

 

 

 

 

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          Maryse Bastié née Marie-Louise Bombec le 27 février 1898 à Limoges fut une des premières femme pilote à décrocher plusieurs trophés. Adolescente elle commence à travailler dans un atelier de chaussures en qualité de piqueuse sur cuir. Son fils issu de son premier mariage décède très jeune, et elle divorce peu après. Elle se remarie avec son filleul de guerre le lieutenant aviateur Louis Bastié natif de Fiac, près de Toulouse. C'est grâce à lui qu'elle se découvre une passion pour l'aviation.

 

  Maryse obtient son brevet de pilote le 29 septembre 1925 sur la station aérienne de Bordeaux-Teynac ( qui deviendra l'aéroport Bordeaux-Mérignac). L'année suivante son mari Louis Bastié trouve la mort dans un accident d'avion. Ne voulant pas renoncer à sa passion elle ouvre une école de pilotage qui fermera ses portes six mois après. Elle décide alors de monter à Paris où elle donne des bâptèmes de l'air et fait de la publicitée aérienne. Peu après elle achète son propre appareil un Caudron C-109 équipé d'un moteur de 40ch. Tout son argent est mis dans cet achat et n'à plus les moyens pour le faire voler, le pilote Drouhin va l'aidé pour le financement.

 

  Elle établit son premier record féminin homologué avec 1 058 km à Treptow en Poméranie, puis en 1929 Maryse réalise le nouveau record de France féminin pour un vol de 10h30, ainsi qu'un record international féminin pour un vol de 26h44. Par la suite l'aviatrice française établit un autre record, celui de la distance de 2 976 km entre Paris et Uring (URSS) en 37h55. A son retour en France elle reçoit la croix de chevalier de la Légion d'honeur et le Harmon Trophy américain, elle est la première française à le recevoir.

 

  En 1934, elle fonde à Orly son école "Maryse Bastié Aviation" avec les encouragements de Jean Mermoz. Un mois après la disparition du pilote français elle traverse l'Atlantique Sud de Dakar à Natal sur un Caudron-Simoun. En mai 1940 elle entre au service de la Croix Rouge notamment auprès des prisonniers français regroupés au camp de Drancy. lors du départ d'un train pour l'Allemagne prise dans une bousculade, elle se casse un coude et cette blessure lui occasionera des séquelles ce qui l'obligera à mettre un terme à sa carrière de pilote. Sous le couvert de son engagement dans la Croix Rouge elle receuille alors des renseignements sur l'occupant nazi.

 

  En 1951, Maryse Bastié entre au service des relations publiques du Centre d'Essais en vol. Au cours d'une de ses missions elle trouve la mort dans un accident à bord d'un Noratlas qui s'écrase après un meeting aérien sur l'éroport de Bron à l'Est de Lyon le 6 juillet 1952.  Elle fut inhumée au cimetière Montparanasse à Paris. Capitaine dans l'armée de l'air elle totalisait 3 000 heures de vol. Avec Adrienne Bollard, Hélène Boucher Et Maryse Hilsz, Maryse Bastié fut une des plus grandes figures de l'aviation féminine française. De nombreux établissements scolaires portent son nom et un timbre à son éffigie fut édité.

 

 

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                                              Maryse Bastié après la guerre en uniforme de l'armée de l'air.

 

 

 

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  Richard Alexander Burns est né le 17 janvier 1971 à Reading Berkshire dans la vallée de la Tamise (Grande-Bretagne). A l'âge de huit ans il commence à conduire sur ses terres la vieille Triumph 200 de son père et à onze ans il rejoint un club pour les moins de 17 ans. En 1984 il devient pilote de l'année. Deux ans plus tard son père lui paye le voyage pour une journée aux Pays de Galles à l'école de conduite Forest Rallye près Newton Powys, où durant cette journée il pilote une Ford Escort, dès lors il sait ce qu'il veut faire plus tard.

 

  Après avoir harcelé son père celui-ci cède et Richard entre au Craven Motor Club de sa ville natale. Réellement doué pour le pilotage, il est rapidement repéré par David Williams qui possède un club de rallyes amateur. En 1988 Burns entre dans ce centre et pilote tout d'abord avec sa propre Talbot Sunbeam. mais cette voiture étant trop basique pour faire impression il du emprunter d'autres autos conccurentes afin de progresser. Il gagne rapidement en assurance et habilité sur des tracés où se produisent des événements de sports mécaniques prestigieux comme le mythique RAC Rally (aujourd'hui appelé FIA World Rally Championship).

 

  1990, marque son entrée chez Peugeot, la même année il remporte le Défit Peugeot en Angleterre avec sa propre 205 GTI qui lui fait tutoyer une des épreuve du championnat du monde des rallyes. L'année suivante il fait la connaissance de Robert Reid, qui allait devenir son copilote pour les douze prochaines années. En 1992, avec l'aide de Williams, Richard Burns achète une Subaru Legacy Gr N avec le soutien de Prodrive il remporte le championnat national. Il rejoindra la Subaru Rally Team pour le Championnat britannique en 1993 aux côté d'Alistair MacRae (frère de Colin) et remporte trois rallyes en Ecosse et celui de l'île de Man, gagnant le titre de plus jeune champion de la série.

 

  Richard Burns fera un passage chez Mitsubichi Ralliart de 1996 à la fin de la saison 1998, durant cette période il gagne quelques rallyes comptant pour le championnat du monde, puis il est embauché par David Richards patron de l'écurie Prodrive pour compléter l'équipe de pilotes aux côté de Juhha Kankkunen et Bruno Thiry sur Subaru WRC. Après un début de saison de 2001 mitigé, où Burns est à la lutte avec l'Ecossais Colin MacRae (Ford) et le Finlndais Tommi Makinen (Mitsubishi Lancer Evolution ), il s'impose finalement au terme de la saison et le dimanche 25 novembre 2001 il est sacré Champion du Monde des Rallyes, devenant ainsi le premier Anglais à le remporter.

 

  Pour la saison 2002-2003 Burns retourne chez Peugeot avec pour coéquipiers le Finlandais Marcus Grönholm et le Français Gilles Panizzi. Sa carrière chez l'équipe française va s'arrêter en 2003, où les medecins lui diagnostiquent une tumeur maligne au cerveau. le traitement de son cancer va durer toute l'année 2004 et sera suivi d'une opération en avril 2005. Bien que celle-ci soit réussie, Richard Burns n'en a pas fini avec sa maladie est le 25 novembre 2005, après avoir sombré dans le coma, il meurt à l'hôpital de Westminster, quatre ans jour pour jour après avoir remporté le titre de Champion du Monde des Rallyes. Il avait seulement 34 ans. 2005 fut une année noire pour le rallye professionnel et l'Angleterre, le 18 septembre lors de la dernière étape du rallye de Grande-Bretagne la 307 WRC de l'Estonien Markko Märtin quitte la route et percute un arbre. Son co-pilote le Britannique Michael Park est tué sur le coup. après se drame Märtin très éprouvé va mettre un terme à sa carrière.

 

  En 2006, la Richard Burns Fondation est créée pour venir en aide aux personnes atteints de maladies ou de blessures graves et collecte également des fonds pour la Michael Park Fund qui traite de l'amélioration des conditions de sécurité dans les manifestations de sports mécaniques. La marque Subaru sortira une édition spéçiale de la Subaru WRX STI RB320 en sa mémoire, disponible uniquement en couleur noire. Un an avant sa mort un jeu vidéo de simulation de rallye lui est consacré, dans lequel il dispense des conseils de pilotage.     RIP Richard

 

 

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                                                     Richard Alexander Burns 1971-2005.

 

 

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                     De 1996 à 1998, Burns fut un des pilotes officiels de la marque japonaise. Ici en Australie.

 

 

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                        Richard Burns en action au rallye de Grande Bretagne en 2001.Ce fut l'année du sâcre.

 

 

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  Le 25 novembre 2001, il devient le premier britannique à remporter le titre de Champion du Monde des Rallyes.

 

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       Il pilotera chez Peugeot jusqu'en 2003, date à laquelle la maladie lui fit mettre un terme à sa carrière.

 

 

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  Le jeu Richard Burns rally, dans lequel le joueur prend la place d'un pilote de rallye qui doit faire ses preuves dans une école de pilotage avant de concourir en championnat. Richard Burns lui-même dispense des conseils de pilotage dans le centre d'apprentissage du premier niveau. Sorti en 2004, ce jeu très axé sur la simulation, fut jugé comme un des meilleurs du genre.

 

 

 

 

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  Apparue en 1919, elle est le fruit de l'imagination d'André Citroën. Ce premier modèle de la marque est alors baptisé: la 10 HP Type A. Ce sera la première voiture européenne produite en grande série à la chaine calquée sur le modèle de production américain de la Ford T, que le constructeur français à étudié à Détroit pendant la première guerre mondiale. Elle sort alors à 100 modèles par jours sur les chaines de la marque situées au Quai Javel dans le XVe arrondissement de Paris.

 

  Munie d'un moteur de 4 cylindres développant une puissance de 1 327cm3 (1.3litres), elle possède une boite de 3 vitesses, et atteint les 65km/h. Cette automobile sera commercialisée de 1919 à 1921 et remplacée plus tard par la Type B2, la B10 puis la B12.

 

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES.

 

  * Constructeur:                Citroën.

  * Années de productions: 1919-1921.

  * Nombres produits:        24 093.

  * Moteur:                         4 cylindres de 1 327cm3.

  * Transmission:                Propulsion.

  * Poids:                            810kg.

  * Carrosserie:                  Berline.

  * Vitesse maxi:                65km/h.

 

 

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                         Citroën Type A Torpédo de 1919. ( photo Lars-Göran Lindgren Sweden).

 

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                                Chaines de productions de la Type A au Quai Javel à Paris.    

 

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                                                                 Publicité Citroën.     

 

 

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     Le Type B2 Torpédo remplaçant la Type A de 1921 à 1926. ( Photo Lars-Göran Lindgren Sweden).

 

 

 

 

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                             La Citroën B10 commercialisée de 1924 à 1926. (Photo Arnaud 25).

 

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                                                  Une Citroën B12. (Photo Ben-J69).

Par le lignard - Publié dans : Les vieilles dames - Communauté : Tout ce qui roule...
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  Le premier camion Bernard sort en 1923. Il est le fruit de l'imagination d'Edouard Bernard un passionné de mécanique de longue date, qui rachète des camions militaires pour les transformer dans son atelier près de Paris. Les premiers modèles sont équipés de moteurs essence de 4 à 8 cylindres, avant d'adopter le diesel au début des années 1930.

  Le constructeur français développe peu à peu son activité et ses premiers modèles obtiennent un franc succès auprès des transporteurs qui apprécient la fiabilité et l'endurance des Bernard. Ce sera alors l'âge d'or de ces modèles nombreux à silloner les Nationales , dont la mythique N7. Au début des années 1960, Bernard va proposer un prototype de fourgon frigorifique à 8 roues, d'un PTRA de 32t mais les Mines refuseront cathégoriquement son homologation. Il faudra attendre près de 30 ans pour que ces modèles soient homologués, grâce à la Communauté Européenne au début des années 1990.

 

  Edouard Bernard meurt en 1951, et l'entreprise peinera à trouver un repreneur et pour ajouter au difficultées, la concurence des autres marques de poids-lourds se fait plus sérieuse. En 1957 se sont finalement les fils Bernard qui vont reprendre l'entreprise familiale et proposent dans le même temps le modèle du Lévrier équipé d'un V8 de 200ch à refroidissement à air, mais ce moteur sera un échec tant commercial que technique. En 1963 le constructeur américain Mack rachéte la firme française, mais ce rachat sera un nouvel échec et l'entreprise Bernard disparaît définitivement deux ans plus tard, après avoir fourni pendant une trentaine d'années des modèles aux qualités tant esthétiques que techniques remarquables.

 

 

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                                                              Logo de la marque.

 

 

 

 

 

 

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                                                                  Type 6 RA 150B.

 

 

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                                                  Le Lévrier apparu en 1957.

 

 

 

 

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                 Le prototype du fourgon à 8 roues réalisé spécialement pour l'AEM de la Souterraine.

Par le lignard - Publié dans : Camions - Communauté : Tout ce qui roule...
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  Destinée à etre engagée en rallyes, la 037, également appelée 037 Rally, est la descendante de la Montecarlo Gr5 championne du mode des rallyes en 1979, 1980 et 1981. Elle est dévoilée à la fin d'octobre 1981. Un modèle de série doit sortir avec un minimum de 200 exemplaires pour être homologuée par la FIA. Lancia produit alors la "Stradale" qui est basée sur la version de la 037, à 202 exemplaires et reçoit l'homologation pour le Groupe B.

 

  Cesare Fiorio choisi de produire une propulsion, deux roues motrices,  deux places et privilégie la légèretée ainsi que l'accessibilitée des organes mécaniques. Construite d'emblée comme une voiture de compétition son moteur est placé en position longitudinale, c'est un quatre cylindres à double arbre à cames, dérivé de la Fiat 131 Abarth, suralimenté par un compresseur développant 265ch pour la version initiale à carburateur double corps Weber. Ce compresseur volumétrique developpe néanmoins une puissance inférieure à un turbocompresseur ce qui lui permet de fournir une puissance plus régulière à tous les régimes et sans temps de réponse. Sa cylindrée est de 1 995cm3, mais après équivalence théorique puisque le moteur est suralimenté correspond à un 2 793cm3.

 

  Dessinée par le designer italien Pininfarina, la 037 est assez basse et reçoit de mombreux appendices aérodymamiques, tels un volumineux aileron arrière et deux bossages sur le toit pour permettre le port du casque. Pour Lancia l'efficacité maximale prend le pas sur l'esthétisme et ne cherche pas faire ressembler le modèle de compétion à celui de tourisme. La cellule centrale est de structure monocoque en aluminium prolongée par deux faux chassis tubulaires qui supportent les suspensions avant ainsi que le moteur et la transmission à l'arrière. La carrosserie est en polyestère entièrement démontable pour faciliter le travail des mécaniciens en compétition. En définitif la 037 developpe donc 265ch pour un poids de 800kg.

 

  Elle débute sa carrière en avril 1982 pour le championnat d'Europe en Sardaigne au rallye Costa Smeralda, et sa première confrontation internationale sera à l'occasion du Tour de Corse 1982, cinquième épreuve du championnat du monde. La Scudéria engage deux voitures confiées à Markku Alén et Attilio Bettega. Alén termine neuvième, tandis que Bettega est victime d'une violente sortie de route, ce qui met en évidence la fragilité de la voiture. Après cet accident une évolution avec des portes en kevlar ainsi qu'un système d'injection mécanique Bosch remplaçant les carburateurs, complété par une injection d'eau, fera son apparition au rallye de Madère.

  Toutes ces modifications sont valident lors du Tour de France où Adartico Vudafieri et Jean-Louis Clarr réalisent plusieurs temps scratch, avant d'avoir des problèmes d'allumage. C'est au RAC qui clot la saison que les Lancia auront l'occasion d'exprimer leur potentiel facent aux Audi quattro (qui évoluent encore en groupe 4, avec les Opel Ascona), Markku Alén termine 4e du classement général à 10 minutes d'Hannu Mikkola et premier du groupe B.

 

  Tous les problèmes de fiabilité du moteur de la transmission et de la tenue de route sont résolus pour la fin de la saison 1982. Début 1983, les Lancia 037 de Walter Röhrl et Markku Alén réalisent le doublé en se classant aux deux premières places à l'issue du Monte Carlo où l'abscence de neige favorise la légèretée des 037, alors que la transmission intégrale des Audi quattro ne leur est pas d'un grand secours. Pour la troisième épreuve du championnat, au Portugal, le revêtement en terre fait l'affaire des quattro avec leurs quatre roues motrices, Hannu Mikkola et Michèle Mouton font le doublé devant Röhrl, Alén et Vudafieri. Lors du rallye du Kenya, Lancia n'engage pas de voitures, les Audi deuxième et troisième en profitent pour marquer de précieux points pour le championnat du monde. En revanche sur l'asphalte du Tour de Corse, les Lancia font parler la poudre, et réalisent le triplé, Alén et Röhrl devancent Vadufieri sur sa 037 semi-privée. Lors du rallye de l'Acropole c'est de nouveau le doublé pour la Scudéria, Röhrl termine devant Alén, sur un terrain plutôt propice aux transmissions intégrales. Walter Rôhrl emporte le rallye suivant de Nouvelle-Zélande où les trois Audi quattro d'usine abandonnent, Lancia prend alors la première place du classement constructeur.

  En Argentine Audi place ses quatre voitures aux quatre premières places, tandis la 037 de Markku Alén se classe à la cinquième. Pour le rallye suivant celui des 1000 Lacs, où la Scudéria n'est pas présente les Audi realisent le doublé et théoriquement Audi est champion du monde, mais seuls les huit meilleurs résultats sur les douze épreuves sont pris en compte. Lancia réussi le triplé au San-Remo ( Alén, Röhrl et Bettega) ce qui relance la course au titre. Bien que Mikkola se classe deuxième en Côte d'Ivoire, Lancia en décomptant ses plus mauvais résultats , dont deux non-participation, décroche le titre de champion du monde, avec seulement deux points d'avance sur Audi. Ce titre sera le dernier remporté par une voiture deux-roues motrices en chamîonnat du monde des rallyes.

 

   La Lancia 037 de 1984 va encore évoluer, des modifications sont apportées à la carrosserie en réponse de la conccurence des R5 Turbo, des nouvelles quattro, ainsi que les 205 Turbo 16 qui font leur débuts en compétition. La cylindrée du moteur est revue à la hausse, suralimanté il développe dès le début de la saison 2 111 cm3, alors que la limite de classe est de 2 142,8 cm3.

  Lancia engage à nouveau ses deux-roues motrices pour la nouvelle saison, mais il apparait vite que l'avenir est aux transmssions intégrales. Giorgio Pianta responsable technique du départrement compétition prépare pour 1985 une version spéciale de la Lancia Trévi ( une Beta à trois volumes) quatre roues motrice qui reste inédit pour le constructeur italien. Du côté pilotes, Walter Röhrl est passé à l'ennemi en obtenant un volant chez Audi. Il est remplacé par Massimo 'Mikki' Biason.

  La saison débute avec le Monte-Carlo, mais cette fois la neige est au rendez-vous et les deux-roues motrices ne sont pas à la fête,  Biason et Alén se placent respectivement cinquième et sixième, alors que pour Blomqvist et Mikkola c'est un tir groupé aux deux premières places. Malgrè un doublé d'Alén et Biason lors du Tour de Corse, les Lancia sont de nouveau largement dominées par les quattro. Alors que Markku Alén accroche la quatrième place au Safari Rallye, la première place est occupé par la Toyota Celica du Suedois Björn Waldegard. Une nouvelle menace vient avec l'arrivée du pilote finlandais Ari Vatanen (ex Ford) sur la 205 Turbo 16, qui remporte les trois dernières épreuves ( 1 000 lacs, San-Remo et RAC) . Lancia doit céder son titre de champion du monde à Audi. Pour le team Martini Racing le vent vient de tourner, il s'inquiète de la menace que represente Peugeot qui vient de gagner 74 points en seulement cinq participations. Il semble bien ques les écuries Peugeot et Toyota soient les étoiles montantes du championnat du monde des rallyes.

 

    Le responsable technique du département technique italien , Cesare Fiorio, fait accélérer le developpement de la Lancia intégrale et de la S4 (suralimentée 4roues motrices) qui sera homologuée en 1985 trop tardivement pour influencer le championnat du monde. Lancia participe à la quasi totalité de la saison 1985, avec les 037 deux-roues motrices qui ne tiennent plus la comparaison avec les monstres aux anneaux et les agiles petites 205 Turbo 16. Saison catastrophique pour la firme italienne, Attilio Bettega est tué dans une sortie de route lors du Tour de Corse, dans la spécial de Zérubia, les 037 font de la figuration tout au long des épreuves, gagnant quelques points en cas de faux-pas de leurs adversaires. Henri Toivonen se classe à la sixième place du Monte-Carlo et troisieme au San-Remo, Mikki Biason, termine second au Portugal avec une voiture semi-officielle, et Markku Alén est à la troisième place aux 1 000 lacs.

  Au terme de la saison 1985, c'est Peugeot qui raffle le titre, même Audi (qui gagna seulement le San-Remo) ne peut rien contre l'écurie française qui remporte sept des onze épreuves du championnat du monde, avec Ari Vatanen, Timo Salonen et Bruno Saby. Lancia perd encore une place dans le classement final et échoue au troisième rang derrière Audi, tandis que Peugeot marque 142 points. Dans le classement des pilotes c'est aussi la douche froide pour la Scudéria Lancia, car Henri Toivonen meilleur pilote du team Martini Racing n'est qu'à la sixième place. Cependant ce qui est plutôt réconfortant pour Lancia c'est que pour sa première sortie officielle, la Delta S4 au cours de l'ultime épreuve de Grande-Bretagne, Toivonen et Alén réalisent le doublé alors qu'aucune Peugeot ne sont à l'arrivée. La Delta S4 semble être le seul moyen pour Lancia de retrouver les sommets.

 

 

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                                                                               Lancia Rally 037.

 

 

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                                    Le modèle Lancia Stradale qui fit homologuer la 037. ( Photo Tony Harrison ).

 

 

 

 

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                                                                                        Coupe de la 037.

 

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                                  Une vue sur le moteur en position longitudinale. (Photo Tony Harrison ).

 

 

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                                                                          037 au rallye de l'Acropole.

 

 

 

 

 

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   Homologée en 1985, la Delta S4, arrive trop tardivement pour pouvoir avoir un quelconque impact sur le classement. De nouveau engagée pour 1986, elle se montra redoutable. Cependant cette saison fut particukièrement tragique avec de nombreux accident, le plus marquant fut la mort de l'équipage Toivonen / Cresto au Tour de Corse, la FIA sera dans l'obligation de supprimer le GrB pour la saison 1987.         

 

 

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              Le pilote Atillio Bettega, qui trouva la mort dans une sortie de route lors du Tour de Corse 1985.

 

 

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                                                                                    Markku Alén.

 

 

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                                                                      Massimo "Mikki" Biason.

 

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Henri Toivonen du team Martini Racing, décédé avec son copilote au Tour de Corse le 2 mai 1986 , après sa sortie de route dans la spéciale de Corte, il était alors en tête du classement. Sa mort intervient un an jour pour jour et dans le même rallye que son ancien coéquipier Atillio Bettega.

 

 

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                                                                                      Ari Vatanen.

 

 

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                                    Après plusieurs saisons chez Lancia Röhrl fut engagé par l'équipe Audi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                           

 

 

 

 

 

 

 

Par le lignard - Publié dans : Automobiles - Communauté : Tout ce qui roule...
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  François Delecour est né le 29 août 1962 à Hazebrouck, dans le Nord de la France. Sa carrière débute en 1981 au rallye de Picardie au volant d'une petite Autobianchi A112 Abarth. puis il se tourna vers les formules de promotions de Peugeot, avant de devenir pilote officiel de la marque en championnat de France des rallyes. Après plusieurs courses brillantes chez la marque au lion, il est repéré et signe chez Ford, qui lui offre le volant en championnat du monde des rallyes, sur une Sierra Cosworth 4x4. En 1991 alors qu'il est en tête du rallye de Monte-Carlo, il perd une roue après une touchette, à seulement quelques kilomètres de l'arrivée de la dernière épreuve, laissant la victoire à Carlos Sainz.

 

  Il remporte 4 rallyes en 1993 et 1994. Ces trois premières victoires lui permirent de terminer vice-champion du monde en 1993 au volant d'une Ford Escort RS Cosworth, juste derrière le finlandais Juha Kankkunen. Au début de la saison de 1996, il se retrouve sans volant, mais rapidement Peugeot l'engage à nouveau, la marque au lion désirant faire son retour en championnat du monde. Ce sera l'époque des 306 Maxi et 206 WRC, avec son rival Gilles Panizzi. Personnage entier au franc-parler, il reste une figure marquante des rallyes des années 90.

 

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                          François Delecour à l'attaque sur la Ford Sierra Cosworth 4x4 de la saison 1991.

 

 

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                                     1992 Delecour sur Ford Sierra Cosworth 4x4 rallye de l'Acropole.

 

 

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                                                                        Monte-Carlo 1993.

 

 

 

 

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                                                Rallye du Rouergue en 1997 sur 306 Maxi.

 

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                                      Delecour au rallye de Finlande en 2001, sur Ford Focus WRC.

 

 

 

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Par le lignard - Publié dans : Pilotes de couses. - Communauté : Tout ce qui roule...
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  Nous voilà arrivé vers les beaux jours, mais avec eux reviennet aussi les travaux sur les chaussées malmenées par les rigeurs hivernales. certes ils sont utiles et faut bien que les équipes justifient leur salaire, mais en ce moment sur l'agglomération lyonnaise c'est le chantier complet, sans mauvais jeux de mot.

 

  Travaillant la nuit, je part à 20h de Grenoble pour rejoindre Corbas ( à l'Est de Lyon), pour me rendre chez mon client une grande enseigne dont je tairais le nom. Mon heure d'arrivée théorique est 21h30, en règle générale j'y arrive bien avant le plus souvent à 21h05, mais ça c'est dans le meilleur des mondes. Or ces semaines passées je suis plus proche des 21h25, voir 21h30, car l'arrivée sur l'Est de Lyon est devenu un véritable parcours du combattant. en cause les travaux d'entretien et réfection des voiries en prévisions du trafic soutenu qui d'ici un mois va déferler en direction du Sud.

 

  Arrivant par l'A48 via Grenoble, je dois sortir à la sortie " Lyon ZI Est" en direction de Marseille, puis prendre la rocade Est, pour enfin sortir à la sortie "Pierre Blanche ZI Corbas-Venissieux" et arriver  chez mon client. Cependant avec les traveaux dont les panneaux fleurissent la rocade est bien souvent fermée à la circulation la nuit, à partir de 21h et certaines portions sont totalement fermées. Jeudi dernier quelle ne fut pas ma surprise en constatant que la sortie Lyon Est sur l'A48 était ouverte, mais une fois engagé impossible d'accéder à la rocade, il à donc fallut continuer jusqu'au bout de la sortie et reprendre l'A48 dans le sens opposé puis prendre la première sortie en direction de Lyon par l'A43. Et pendant ce temps l'heure tourne déjà 21h15!!. Mon périple me conduit en direction du péréphérique Sud (Laurent Bonnevay) direction Marseille et là gare aux radars, car la portion juste au niveau de la sortie Gerland et de Saint Fons est limitée à 70km/h.

  Une fois passé cette portion ont se retrouve sur l'A7 nord et on se dirige vers la sortie en direction de Marseille Saint-Etienne et Valence. Juste après je prend la première sortie ZI Corbas-Venissieux et me retrouve sur le boulevard péréphérique urbain secondaire, le BUS comme on l'appèle, qui fait la jonction entre l'A7 nord et la rocade Est. Là plein gaz jusqu'à la sortie "Corbas les taillis" et encore deux ronds-points à passer et je rentre enfin au poste de garde chez mon client , il est plus de 21h30. de plus je n'ais pas fini, car en arrivant je dois mettre ma remorque à quai puis la décrocher et ensuite c'est au tour du porteur qu'il faut ranger à quai. (dernièrement j'ai eut la charge d'une nouvelle ligne en camion remorque décaissable). Viens ensuite le moment de décaisser la caisse du porteur puis raccrocher ma remorque. Une fois celle-ci vide je dois la garer sur le parking arrière de l'entreprise. Elle y restera jusqu'à 0h15 environ. L'heure tourne toujours il est facilement 21h55. Encore du boulot m'attend je dois encaisser mon porteur pour mon relais du soir. Une fois l'encaissement terminé , j'ai enfin le temps de prendre un café bien mérité et tailler le bout de gras avec des autres chauffeurs.

 

*****A suivre***

 

 

 

 

Par le lignard - Publié dans : La route
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L'ESCALADE DES TENSIONS ENTRE LE JAPON ET LES ETATS-UNIS.

 

  Au cours de l'entre-deux-guerre, les relations politiques entre les Etats-Unis et le Japon sont plus que tendues. L'armée impériale japonaise poursuit ses conquêtes en Asie orientale, ce qui menace les intérêts américains. Washington décide d'intervenir sans pour autant faire usage de la force. En 1922 le Traité de Washington limita le tonnage de la flotte de guerre japonaise qui la classe au troisième rang mondial. En réponse aux  pressions diplomatiques internationales qui font suite à l'invasion de la Mandchourie, le Japon quitte la Société des Nations en 1933. Entre 1935 et 1937, les Etats-Unis n'interviennent pas promulgant une série de lois sur la neutralité.

 

  En 1936 le Japon et l'Allemagne nazie  signent le pacte antikomintern. L'année suivante le président américain Franklin Delano Roosevelt condamne toutes les dictatures y compris celle du Japon, dans le "Discours de la quarantaine" qu'il prononce à Chicago. En 1937 lors du massacre  de Nankin où des avions japonais coulent la canonnière américaine Panay sur le fleuve Yang-Tseu-Kiang, Waschington obtint des excuses, mais le torchon brûle désormais entre les deux pays. L'empire rejoint les forces de l'Axe en signant le Pacte tripartite en 1940. Suite au refus du Japon de se retirer de l'Indochine et de la Chine (à laquelle les Etats-Unis apportent son soutien par l'octroi de la loi prêt-bail), le Royaume-Uni, les Pays-Bas et les Etats-Unis décident d'un embargo total sur le pétrole et l'acier, ainsi que le gel de tous les avoirs japonais sur le sol américain le 26 juillet 1941.

 

  Le 6 septembre lors d'une conférence impériale, une guerre contre le Royaume-Uni et les USA  est envisagée, sauf si un accord est trouvé dans les plus brefs délais avec Washington. En octobre le premier ministre du Japon Konoe considérant qu'il a perdu la confiance l'empreur Hirihito et de l'armée, démissione de son poste et propose le prince Hagashikuni (oncle de Hirohito) à sa place. L'empreur refuse et sa préférence se porte sur le général Tojo, un farouche partisan de la guerre, mais également fidèle à l'institution impériale. Le 3 novembre Osami Nagano le chef d'état-major de la marine expose à l'empreur un plan d'attaque de la base aéronavale américaine de Pearl Harbor, deux jour plus tard Hirohito approuve ce plan lors d'une conférence dans laquelle une guerre contre le Royaume Unis les Pays-bas et les Etats-Unis est décidée pour décembre. Le jour même le quartier-général impérial ordonne au commandant en chef de la flotte combinée, l'amiral Isoroku Yamamoto de mettre en application l'attaque de Pearl Harbor.

 

LA BASE DE PEARL HARBOR.

 

  Cette base aéronavale américaine assez isolée dans le Pacifique était la plus importante, elle se situe sur la côte sud de l'île d'Oahu dans l'archipel d'Hawaii à 15 km à l'ouest d'Honolulu. L'île se trouvait sur le chemin des autres bases américaines de Guam, Wake et Midway.

  La base de Pearl Harbor était étendue autour d'une rade peu profonde. On accédait à la rade par un chenal très étroit de 400m et des navires de guerre mouillaient dans la rade à l'Est et au nord de l'île de Ford. Trois se trouvaient à l'ouest l'USS Utah, l'USS Raleigh et l'USS Curtiss.. Les navires étaient amarrés deux par deux pour économie et manque de place. Le 7 décembre 1941, la base abritait 86 unités: 28 destroyers, 9 croiseurs, 8 cuirassés, 4 sous-marins, un cuirassé-cible (USS Utah) plus une trentaine de batiment auxilliaires. On trouvait également 25 000 hommes, et enfin 300 avions et hydravions de l'USAAF et de la Navy. Le commandement des forces terrestres était sous la reponsabilité du général Walter Short, alors que l'amiral Husband Kimmel assurait le commandement de flotte du Pcifique. La défense des ateliers de réparations et des installations était assurée par 35, B-17, la DCA et les défenses littorales.

 

 

LES PLANS DE L'ATTAQUE NIPPONE

 

  Les forces japonaise prévoyaient d'anéantir la flotte américaine pour pouvoir avoir les mains libres pour s'emparer de l'Asie du Sud-Est. Le but recherché était de forcer les forces américaines à quitter Hawaii pour se replier sur les bases arrières en Californie. Il fallait également détruire les docks les ateliers de réparations et les champs de réservoirs qui contenaient les approvisionnement en carburant de la flotte du Pacifique, sans oublier les aérodrommes de Wheeler Field et Hickman Field. Le Japon espérait ainsi effacer l'humiliation des sanctions économiques prises par Washington à son encontre. Bien qu'approuvé le 5 novembre 1941, le plan de l'attaque avait quant à lui été élaboré dès le début de l'année 1941.

 

Les Japonais devaient surmonter deux difficultés pour arriver à leurs fins. Premièrement du fait de l'isolement d'Hawaii, l'emploi de navires classiques n'était pas envisageable et deuxièmement la faible profondeur de la rade rendaient l'utilisation des torpilles traditionelles impossible, elles auraient explosé sur le fond marin avant de toucher leur cible. La stratégie Japonaise s'appuyait sur l'exemple de la bataille de Tarente en novembre 1940, où partis d'un porte-avions britannique, des Fairey Swordfish avaient détruit la flotte italienne à la torpille.

  Afin de receuillir des informations qui permettraient de transposer cette stratégie dans le Pacifique, l'amiral Yamamoto envoya des experts japonais en Italie. La délégations revint avec des renseignements sur le style de torpilles que les Britanniques avaient utilisés dans la rade de Tarente. Mais les stratèges nippons s'interressèrent aussi de près à un exercice américain mené dès 1932, par l'amiral Harry Yarnell qui avait démontré la vulnérabilité d'Oahu par des forces aériennes par le nord-ouest en cas d'invasion d'Hawaii. La simulation avait montré que des avions ennemis pourraient infliger de sérieux dommages et que la flotte ennemie restée à l'écart des côtes serait indectétable pendant 24 heures. Cependant Yamamoto eut du mal à faire accepter son plan, l'amiral Nagano le jugeait tout simplement trop risqué et l'empreur ne voulait pas une attaque surprise sans déclaration de guerre. Les réticences venaient sourtout que l'opération devait rassembler une grande partie de la marine de guerre et qui devait se frayer un chemin sur des milliers de kilomètres sans se faire repérer. Le plan fut finalement adopté en novembre 1941, après que Yamamoto ait menacé de démissionner. Le major Minoru Genda devait prendre en charge, la préparation de l'attaque et tester les torpilles modifiées, tout cela dans un laps de temps très court.

 

  L'attaque fut menée dans le plus grand secret pour éviter les fuites. Les ingénieurs militaires japonais avaient fabriqués des torpilles spéciales de type 91, munies d'ailerons pour les stabiliser, ainsi que des bombes capables de percer la coque des navires. Grâce aux renseignements déterminants fournis par les espions japonais se trouvant à Hawaii, les statèges prédisaient qu'il fallait attaquer un dimanche, car la flotte se retrouvait au repos et du fait du week-end de nombreux équipages n'étaient pas tous au complet. De plus aucune patrouille n'était prévue et les espions ne manquèrent pas non plus d'apporter des renseignements sur la situation de la flotte américaine.

 

 

LA FLOTTE DE L'AMIRAL NAGUMO LEVE L'ANCRE.

 

  Le 14 novembre la "flotte combinée" fut rassemblée dans la baie d'Hito-Kappu au Sud-Est des îles Kouriles. Composée de pas moins de six porte-avions (Akagi, Soryu, Hiryu, Shokaku, Kaga, et Ziukaku ) et plus de 400 avions de chasse Mitsubishi A6M (les célèbres Zero) , des bombardiers-torpilleurs Nakajima B5N (Kate) et les bombardiers en piquée Aichi D3A (Val). une flotte de reconnaissance comprenant 22 sous-marins, 5 sous-marins de poche emportant chacun deux hommes et deux torpilles de 450mm, 3 croiseurs légers et 8 pétroliers pour le ravitaillement en carburant.

  Le 26 novembre alors que les deux gouvernements étaient encore en pourparlers, l'armada nippone quitta secrètement le Japon et mit le cap au nord sur Hawaii empruntant une voie maritime peu fréquentées pour éviter toute détection. Le 1er décembre l'empreur approuva en conférence la Guerre de la Grande Asie orientale et autorisa le bombardement de Pearl Harbor. La flotte reçut l'ordre le lendemain alors que les pourparlers se poursuivaient toujours. Le 6 décembre l'armada se trouvait à 200 milles marins (370 km) d'Hawaii, lorsqu'elle reçut le signal d'attaque "Grimpez sur le Mont Miitaka".

 

 

LES NEGOCIATIONS ECHOUENT ET LA GUERRE EST DECLAREE.

 

  La veille de l'attaque, les négociations étaient bloquées les deux gouvernements campaient sur leurs positions. Le Japon exigeaient l'arrêt du soutien américain aux Chinois. Cordell Hull secrétaire d'Etat réclamait quant à lui le retrait des troupes japonaises de Chine. Le 6 décembre le président Roosevelt envoya un télégramme invitant l'empreur Hirihito à reprendre les négociations à Washington.

  Le même jour le ministère des affaires étrangères nippons transmit à ses négociateurs et son ambassadeur en poste à Washington un document codé en 14 points , qu'ils avaient pour consigne de le remettre au secrétaire d'Etat Hull  le lendemain à 13h00, soit 7h30 heure d'Hawaii. Mais le document ne fut pas remit à l'heure à cause du retard dût au décryptage. les services secrets américains déchiffrèrent le message avant l'ambassade du Japon, seule la dernière partie du message contenant un mémorandum ( autrement dit une déclaration de guerre) ne fut pas déchiffrée par les Américains. le 7 décemmbre à 11h58 heures de Washington '6h28 à Hawaii) le général Geaorge Marshall lut le message et fut inquiet par son contenu, persuadé qu'une attaque se préparait, il expédia l'ordre d'alerte aux bases situées aux Philippines, à Panama, San-Diego et Pearl Harbor. Mais à cause de défaillances techniques l'ordre arriva à Hawaii  après le bombardement. Le message parvint à l'ambassadeur du Japon dix heures après l'attaque.

 

 

L'ATTAQUE.

 

  L'amiral Yamamoto et ses généraux avaient prévus une attaque en trois vagues, mais le vice-amiral Chuichi Nagumo n'en retint que deux. Les avions impliqués étaient au nombre de 350 plus 91 qui seront chargés de protèger l'ensemble de la flotte. Les opérations débutent dans la nuit du 6 au 7 décembre.

  Vers minuit, les sous-marins de haute mer libèrent les sous-marins de poche qui mettent le cap en direction de l'île d'Oahu. A 3h58 le dragueur de mines américain USS Condor signal au destroyers USS Ward qu'un sous-marin se trouve dans la rade de Pearl Harbor. Le destroyer part à sa recherche mais ne le trouve pas, l'amirauté ne donne pas l'alerte. Cependant à 6h37 le Ward repére un autre sous marin qui devait renseigner la flotte, et le coule.

 

  Pendant ce temps au large de l'archipel,  183 avions japonais de la première vague d'assaut s'envolaient sous le commandement du capitaine Mitsuo Fuchida. Ces appareils étaient composés de :

 * 49 bombardiers moyens Nakajima B5N2 (Kate).

 * 51 bombardiers en piqué Aichi D3A1 (Val).

 * 40 bombardiers torpilleurs Nakajima B5N2 (Kate).

 * 43 chasseurs de combat Mitsubichi A6M2 ( Zero).

 A 7heures deux hommes en poste dans la station radar d'Opana Point au nord d'Oahu, détecte la présence de nombreux signaux sur leurs écran, mais le lieutenant Kermitt A. Tyler averti par téléphone par les deux veilleurs leur répond de ne pas en tenir compte, car une escadrille de B-17 venant des Etats-Unis doivent rejoindre Pearl Harbor dans la matinée.

  Trente minutes plus tard un appareil japonais fait une reconaissance des alentours et lance le message "Pearl Harbor dort". Provenant de diverses directions, les torpilleurs volent à basse altitude, les autres bombardiers sont plus haut. A 7heures 40, les premiers appareils survolent la base navale américaine. Les premières bombes sont lâchées à 7heures 53 . Cinq sous-marins de poche, comprenant chacun 2 hommes d'équipage), vont torpiller les navires après le bombardement. Les sous-marins seront tous détruits et sur les dix hommes présents à bord neuf trouveront la mort et un sera capturé. La première vague concentra ses attaques sur le flanc droit du dispositif américain, sur les navires les plus importants à l'Est de la rade, mais également sur le poste de Wheeler Field.

 

  La deuxième vague arriva au-dessus de Pearl Harbor à 8heures 30, commandée par le lieutenant-commandant Shigekazu Shimazaki, elle comprend:

 * 54 bombardiers Kate.

 * 78 bombardiers en piqué Val.

 * 35 chasseurs Zero.

Cette formation de 167 appareils comportait d'avantage de bombardiers à moyenne altitude et en piqué que la précédente et attaqua le flanc gauche, dont la base de Kanehohe à l'Est de Pearl Harbor. Pendant l'attaque de la deuxième vague, un sous-marin qui remontait en surface fut repéré par le ravitailleur d'hydravions USS Curtiss, et le destroyer USS Monaghan, l'envoya par le fond.

 

  A bord des navires les équipages qui dormaient encore furent réveillés dès les premières explosions. A 7heures 58 soit cinq minutes après le début de l'attaque un message du commandant Logan Ramsay retenti "  Air raid Pearl Harbor. This is not a drill" ( Attaque aérienne sur Pearl Harbor. Ceci n'est pas un exercice). Washington fut alerté par l'amiral Kimmel quelques minutes plus tard.

  Malgrè la panique qui régnait sur les navires, quelques hommes parvinrent à conserver leur sang froid et à organiser la riposte. Sur le pont de l'USS Arizona, l'amiral Isaac C. Kid et le capitaine Franklin Van Valkenburgh furent tués par l'explosion d'un dépôt d'armes proche, alors qu'ils s'affairaient à organiser les défenses. Ils reçurent tous deux la Médaille d'honneur à titre posthume. L'enseigne Joe Taustig de l'USS Névada mit le navire en marche durant l'attaque, l'USS Aylwin imita la manoeuvre avec seulement quatre officiers à bord, tout le reste de l'équipage était composé de jeunes enseignes qui n'avaient que très peu d'expérience en mer. Le matelot afro-américain Doris Miller, qui occupait le poste de cuisinier sur l'USS West Virginia, quitta son poste et prit place derrière une mitrailleuse antiaérienne, alors qu'il n'avait aucune expérience sur cette arme. Il réussit néanmoins à en abattre un avion qui venait de lâcher une bombe sur le navire. Pour cet acte, il  reçu la croix de la marine (Navy Cross). Son commandant, le capitaine Mervyn Bennion fut frappé par des éclats de bombe qui détrisirent une partie de son poste de commandement. Plusieurs marins, dont Doris Miller tentèrent de le transporter vers le poste de secours, mais l'officier refusa de quitter son poste et mourru quelques minutes plus tard totalement vidé de son sang, malgrè ses mains serrées sur ses plaies. Il reçu également la Médaille d'honneur à titre posthume. par la suite de l'attaque 14 marins et officiers furent ainsi décorés de la Medal of honor.

  Des avions de chasses américains firent ce jour-là 25 sorties pour assurer la défense antiaérienne, mais certains cherchaient en vain la flotte japonaise.

 

  Beaucoup d'officiers essayèrent d'influencer l'amiral Nagumo de procéder à une troisième vague pour détruire le reste des dépôts de carburant, mais celui-ci refusa pour plusieurs raisons. L'effet de surprise avait disparu et les chiffre des avions abattus montraient clairement que les plus grosses pertes avaient été pour la deuxième vague enregistrant 2/3 des dommages japonais. Une troisième attaque aurait prit trop de temps, laissant aux forces américaine l'occasion de détruire la flotte japonaise située à 400 km au nord de l'île d'Oahu. La flotte de l'amiral Nagumo serait vite pris en chasse par les sous-marins ennemis et les Japonais ignoraient toujours où étaient les porte-avions américains. Il décida donc de s'arrêter là, de plus l'objectif de la mission, la neutralisation de la flotte du Pacifique, avait été un succès.

 

LES PERTES AMERICAINES:

 

  Le bilan de l'attaque surprise était assez important. 2 403 Américains étaient morts, dont 68 civils qui périrent lorsque des bombes touchèrent les zones civiles. L'assaut japonais fit également près de 1 178 blessés.

  La moitiés des pertes américaines, près de 1 102 hommes fut causée par l'explosion et le naufrage de l'USS Arizona. Un obus de marine de 400mm modifié pour être largué par un avion, entra par une des cheminées du cuirassé et avait provoqué un incendie dans la chaufferie. Actuellement la coque de l'Arizona sert de mémorial et des tâches d'huile continuent même 70 ans plus tard à suinter de ses entrailles.

  La principale cible des avions japonais était les cuirassés. A cette époque de la guerre les porte-avions n'étaient pas encore considérés comme une arme de première ordre, mais dans la suite du conflit, leur rôle s'est montré décisif d'un côté comme de l'autre. La survie des porte-avions américains de Pearl Harbor (en mer lors de l'assaut) à sûrement contribué à la réaction immédiate des Américains dans le Pacifique, ce qui équilibra les forces en présence.

 

  La flotte du Pacifique à subie d'énormes dégats alors qu'elle était encore à quai. L'USS Nevada touché par une torpille qui déclara un incendie, mais alors qu'il se mit en marche pour tenter de gagner la haute mer, il fut la cible de nombreuses bombes et finit par toucher le fond de la rade par l'avant. Le California reçut deux bombes et deux torpilles et son équipage dût l'évacuer. L'USS Utah fut touché et se retourna, l'USS Oklahoma chavire après avoir reçut quatre torpilles, l'USS West Virginia fut frappé par sept torpilles dont l'une d'elles sectiona le gouvernail. Le Marynland bien qu'ayant été touché par deux obus de marine de 400mm modifiés en bombes ne subit que peu de dommages, l'USS Pensylvania fut touché par les avions de la seconde vague, alors qu'il se trouvait en cales sèche. Les autres navires de plus petits tonnages ont également été la cible des avions japonais. Le croiseur léger USS Helena fut touché par une torpille et le choc fit chavirer le mouilleur de mines USS Oglala se trouvant à ses côtés. deux navires furent totalement détruits en cale sèches lorsque des bombes atteignirent leur réservoir de carburant et l'incendie se propagea à d'autres navires. L'USS Raleigh, un croiseur léger, fut torpillé ce qui causa une brèche dans sa coque. L'USS Honolulu un autre croiseur léger fut endommagé mais resta en service, l'USS Vestal, servant de navire-atelier sombra apès un incendie provoqué par celui de l'USS Arizona arrimé à ses côtés. le navire de ravitaillement USS Curtiss est endommagé. Le destroyer USS Cassin chavire et l'USS Downes est sérieusement endommagés.

 

  La plupart des avions américains qu'ils facent partie de la Navy, l'USAAF ou de l'US Army sont détruits au sol. Les avions japonais trouvent un grand nombres d'appareils sur les aérodromes rangés aile contre aile, pour éviter le sabotage, mais constituant des cibles idéales et facile à endommager ou détruire. Beaucoup de personnels des bases aériennes sont également morts ou blessés au cours des mitraillages des installations.

 

LES PERTES JAPONAISES:

 

  Les Japonais perdent 64 hommes durant l'attaque, 55 pilotes et 9 sous-mariniers. Les cinq sous-marins de poche engagés le matin du 7 décembre sont coulés ou capturés. Sur les 350 avions participant à l'attaque, 29 ont été abattus, 9 dans la première vague, puis 20 dans la seconde. Soixante quatorze furent touchés par les défenses antiaériennes et l'artillerie au sol. Le plan Japonais avait parfaitement fonctionné et ébranlé la flotte américaine du Pacifique, qui se croyait bien protégée sur un petit archipel perdu au milieux de l'océan.

 

LE SENTIMENT ANTI-JAPONAIS ET LES NEGLIGENCES

 

  L'attaque japonaise créa un véritable choc que se soit au sein de l'état-major américain , mais aussi dans l'opinion publique et suite à celà le sentiment anti-japonais se fit de plus en plus grandissant aux Etats-Unis où beaucoup d'émigrés japonais étaient établis parfois depuis plusieurs générations. Le sentiment de trahison et la peur du sabotage et de l'espionnage, se tourna vite contre les Japonais vivant aux USA , mais également des Américains d'origine nippone. Le général John DeWitt et le sécrétaire d'état à la Marine Frank Knox, évoquèrent même l'existence d'une cinquième colonne sur le sol américain, mais cette hypothèse et fort peu crédible et n'a jamais été prouvée.

  C'est dans cette atmosphère que 110 000 japonais et citoyens américains d'origine nippone furent internés et surveillés dans des camps, batis sous l'ordre éxécutif signé du président Roosevelt en 1942, pour l'ouest du pays où la population japonaise y était la plus nombreuse. Cependant les japonais vivant à Hawaii ne furent jamais internés car l'armée et la marine avait besoin de main-d'oeuvre. Ce n'est qu'en 1988 que des excuses officielles du Congrès furent présentés pour ces internements arbitraires et une loi fut votée pour l'indemnisation des personnes encore vivantes.

 

  Mais en ce qui concerne l'attaque sur Pearl Harbor, dans les jours qui ont suivis, la questions des errurs et les négligences fut soulevée par les journalistes et les politiques. Il fallait des coupables pour pouvoir déterminer la responsabilité de certains officiers. Une serie de défaillance se sont accumulées permettant de comprendre le désastre. L'entrée de la rade n'était pas protégée avec un filet anti-torpilles et les navires arrimés bord à bord, sous l'ordre de l'amiral Claude C. Bloch, offraient des cibles de choix.

  Le général Short estimait quant à lui que le danger le plus immédiat concernait les terrains d'aviation où le sabotage était possible et fit rassembler les avions dans des endroits plus facile à surveiller. C'est celà qui permit leur destruction par l'aéronavale nippone. De plus Short n'avait aucune confiance dans le radar (invention nouvelle pour l'époque) dont l'équipe de garde du 7 décembre n'avait pas été remplacée après 7 heures du matin. aucune patrouille n'était de service ce dimanche matin. Les diverses installations militaires n'étaient pas camouflées. La cryptanalyse des codes secrets aurait sans nul doute pû aider Pearl Harbor, mas n'ont pas été transmis à temps. A tout celà s'ajoute également les divergences entre Short et l'amiral Kimmel qui expliquent bien le manque de coordination dans le système de défense de l'archipel.

  Beaucoup d'autres signes mals compris ou entendus auraient certainement alertés les Américains sur une possible attaque dans ce secteur. La destruction du sous-marin le matin du 7 décembre ainsi que les échos radars qui furent captés par les deux veilleurs et à qui ont répond qu'il s'agit d'une escadrille de forteresses volantes arrivant du continent. De plus le chef des opérations navales, l'amiral Harold Rainsford Stark, avait envoyé un message d'alerte au commandant en chef des flottes d'Asie orientale et du Pacifique à Hawaii. L'état-major américain redoutait une attaque japonaise, que personne n'attendait à Pearl Harbor, mais pensait que celle-ci se produirait aux Philippines. Il avait une confiance aveugle dans l'isolement de la base à des milliers de kilomètres du Japon. Les défenses natuelles semblaient la protéger et les officiers étaient plus préocupés par un sabotage ou un débarquement plutôt que d'une attaque aérienne.

 

Pearl Harbor looking southwest-Oct41

       

                                   La base de Pearl Harbor en Octobre 1941. ( USN ).

 

800px-Naval Ensign of Japan svg

 

 

                                          Le drapeau de l'aéronavale impériale japonaise.

 

732px-Pearl harbor plain2

 

 

                                       Plan et positionnement des batiments touchés.

 

300px-Chuichi Nagumo

 

                                                L'amiral Chuichi Nagumo amiral de la flotte impériale.

 

Admiral Isoroku Yamamoto-copie-1

 

  L'amiral Isoroku Yamamoto concepteur du plan de l'attaque sur Pearl Harbor. Il trouvera la mort le 18 avril 1943, lors d'une visite pour remotiver les troupes. L'appareil qui le transportait fut abattu par le premier lieutenant Rex T. Barber du 339eescadron du 347e groupe de chasse aux commandes d'un P-38. Le bombardier dans lequel avait prit place l'amiral s'écrasa dans la jungle sur l'île de Rabaul. Il fut promu Amiral de la Flotte à titre posthume.

 

 

73-d-1280

 

  Le Mitsubishi A6M2 , rendu célèbre par le nom de code américain "Zero". Cet appareil reste un des plus connu de la guerre du Pacifique. Dans les premiers mois de la guerre les pilotes américains avaient appris à s'en méfier, il était agile en combat tournoyant et montait très rapidement. Dans le prolongement du conflit il devait être surclassé par les avions américains, le point faible était son fuselage dépourvu de blindage, une rafale à l'emplanture de l'aile suffisait pour le transformer en boule de feu. Il pouvait opérer sur terre ou comme chasseur embarqué. Ils furent nombreux a servir pour des missions suicides.

 

Val

 

 

 

Le bombardier en piqué Aichi D3A1 nom de code "Val" Appareil lent et largement obsolète il fut tout de même utilisé pendant toute la durée de la guerre. Son train d'atterrissage était non-rentrant. Son équipage était de deux hommes, un pilote et un mitrailleur. Il fut utilisé comme "Kamikaze".

 

Kate

 

Le Nakajima B5N2 "Kate". Bombardier torpilleur de l'aéronavale japonaise , Il s'illustra lors des batailles de Pearl Harbor , Santa Cruz ou Midway. Souvent employé comme bombardier à long rayon d'action ou de lutte ant-navire il fut également utilisé comme appareil "Kamikaze" vers la fin du conflit.

 USSArizona PearlHarbor

 

Image très connue de Pearl Harbor, montrant l'USS Arizona en flammes à demi submergé, il finit par couler. Son naufrage fit plus de 1 000 morts parmis son équipage. Sa coque et aujourd'hui surmonté d'un mémorial. (U.S. Navy.)

 

762px-USS California sinking-Pearl Harbor

 

                                              L'USS California  en flammes ( U.S. Navy ).

 

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                                          L'USS West Virginia  à demi-submergé. (U.S.Navy ).

 

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               Une embarcation s'approche de West Virginia pour sauver des matelots tombés à l'eau. (U.S.Navy).

 

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                                                     L'USS Shawn en feu (U.S.Navy ).

 

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                                                  L'USS Arizona explose . (U.S.Navy).

 

Attack on Pearl Harbor Japanese minisub

 

                                      L'épave d'un sous marin de poche japonais échoué. (U.S.Navy).

 

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                                                    Un bombardier B-17 détruit au sol. (U.S.Navy).   

 

Hirohito wartime                    

 

                                                                          L'empreur japonais Hirohito.

 

Husband Kimmel

 

 

L'amiral Husband E. Kimmel commandant de la flotte du Pacifique. Après l'attaque de Pearl Harbor il fut retrogradé au rang de contre-amiral et quitta l'armée en 1942. pendant la bataille il faillit être tué par une balle perdue, il dira par la suite qu'il regrettait qu'elle n'ait pas touché son but. (U.S.Navy).

 

 

Doris Miller

 

 Le matelot Doris "Dorie" Miller, cuisinier sur l'USS Arizona, il réussit à abattre un avion japonais avec une des mitrailleuses antiaériennes du navire. Il fut décoré de la "Navy Cross" qui est la plus haute distinction militaire américaine après la " Medal of honor ".ce qui en fait le premier afro-américain à la recevoir. il disparait le 27 novembre 1943 au large des îles Gilberts dans le naufrage du porte-avions d'escorte "Liscome-Bay" torpillé par un sous-marin japonais ( Official US Navy Photo / US national Archives ).

Par le lignard - Publié dans : Un peu d'histoire.
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  Initialement prévu pour le 22 janvier, son lancement fut reporté à plusieurs reprises pour des problèmes techniques et de mauvaises conditions climatiques. Les services de la météo avaient anoncée que la matinée du 28 janvier serait exeptionnellement froide -5°C, bien en-dessus des conditions requises pour un lancement optimal. Dans la soirée du 27 janvier une téléconférence se tint au centre spatial Kennedy, entre des responsables de la NASA et des cadres de la Thoikol Chemical Company qui fabriquait plusieurs éléments de la navette dont le propulseur d'appoint à poudre (SRB). Les conditions climatiques furent abordées et plusieurs ingénieurs s'étaient montrés préocupés déjà lors de précédents tirs, concernant l'effet de la température sur la résistance des joints toriques en caoutchouc permettant de sceller les joints du SRB. Ils firent valoir que si les joints toriques étaient plus froids d'environ 11,7°C, rien ne permettait d'affirmer qu'ils pourraient se fermer hermetiquement. De plus les basses températures de la nuit étaient bien en-dessous des limites requises pour les SRB. Mais les responsables de Thoikol rejetèrent ces remarques et recommanda que le tir devait avoir lieu comme prévu.

 

  Durant la nuit précédent le tir, de la glace s'était accumulée sur les structures du site de lancement et  particulièrement sur la tour de service jouxtant la navette.  Une caméra thermique de l'équipe chargée de la surveillance de la glace fut pointée par inadvertance sur le joint du SRB droit et trouva une température de -13°C résultant d'une arrivée d'air frais sur le joint à partir de la citerne d'oxygène liquide. Cela était bien en-dessous de la température de l'air et bien en deça des spécifications de conception des joints thoriques, mais cette information ne fut jamais révélée aux responsables. De son côté le manufacturier principal de Challenger, Rockwell International avait prévenu que la glace pourrait être ébranlée lors du lancement et risquait de retomber sur la navette, à cause de l'aspiration des jets d'échappements des SRB. La firme vit dans cela un empêchement du lancement, cependant les responsables de Rockwell au Cap Kennedy firent part de leurs préocupations d'une manière, qui poussa le responsable de la mission, Arnold Aldrich à ne pas annuler le lancement. Il décida de décaller d'une heure le tir de la navette, pour laisser le temps à l'équipe chargée de la surveillance de la glace d'effectuer une dernière inspection, après avoit tenté d'enlever la glace durant la nuit. A l'issue de cette dernière inspection, la glace avait semblé fondre, et la navette eut son autorisation de décollage pour 11:38 HNE.

 

  Les trois moteurs-fusées (SSME) de Challenger sont mis en marche six secondes et six dixièmes avant le décollage, puis c'est au tour des deux propulseurs d'appoint du SRB d'enter en action, les attaches retenant l'ensemble au sol sont rompues à l'explosif et la navette commence son ascension. A l'approche de Max Q ( point de pression dynamique)  la pression augmente du fait du cisaillement du vent. A 58,788 secondes (t+58,788), une caméra de contrôle enregistre un dégagement de fumée à proximité du joint arrière du SRB droit, mais cela fut ignoré de l'équipage de la navette et des techniciens de Houston. Un gaz brûlant commence alors à fuir par une ouverture d'un joint continuant à s'agrandir, pendant que le cisaillementdu vent brisait le dépôt d'alumine qui avait bouché le trou en lieu et place du joint torique. Sans ce vent l'alumine aurait certainement continué à tenir tout le long du décollage jusqu'à l'épuisement du booster.

 

  Le panache du fummé devient considérable, la pression interne du SRB droit baisse rapidement du fait de l'élargissement de l'ouverture, puis à t+ 68,238 on aperçoit une flamme au travers du joint. A t+ 64,660 le panache de fumée change subitement de forme résultant d'une fuite d'hydrgène liquide (LH2) dans la partie arrière du résevoir externe. Sous le contrôle de l'ordinateur de bord les tuyères des moteurs principaux pivotent pour compenser le déséquilibre de la trajectoir, provoqué par la fuite du booster. Conséquence de cette fuite la pression du réservoir externe d'hydrogène liquide, baisse rapidement a t+ 66,764. Pourtant à ce moment la situation semble normale pour les sept astronautes et les contrôleurs de vol.  A t+ 68, le CAPCOM, chargé de la communication avec l'équipage l'informe qu'ils allaient "Plein Gaz" ce que confirma le commandant Richard Scobee en envoya le message suivant:

 " Compris, plein gaz" ce fut le dernier message transmis par l'équipage au centre de vol.

 

  A t+ 72,284, le propulseur d'appoint à poudre droit s'est semble-t-il détaché  du pylône de liaison du booster principal: une analyse des données de télémétries à démontré une soudaine accélération latérale à droite à t+ 72,525 probablement ressentie par l'équipage. La dernière déclaration enregistré à bord se produit juste une demie-seconde après l'accélération quand le pilote de la navette Michaël J. Smith, dit " Oh! oh!" , mais il a peut-être réagi à des indications sur la performances du moteur principal ou la baisse de pression du reservoir externe. A t+ 73,124 le dôme arrière du reservoir d'hydrogène se détache et se retrouve projeté sur l'avant du réservoir d'oxygène, dans le même temps le propulseur d'appoint à poudre droit pivote autour du pylône avant et percute la stucture inter-réservoir.

 A t+ 73,162 secondes et une altitude de 14,6 km (48 000 pieds), le réservoir externe se désintègre et la navette à virer depuis son attitude correcte par rapport au flux d'air local et se désintègre sous l'effet des forces aérodynamiques qui se sont appliquées par un facteur de charges d'environ 20g bien au-delà des 5g que pouvait supporter sa sructure. Les deux propulseurs d'appoint de poudre capables de supporter des charges aérodynamiques bien supérieurs se sont détachés du réservoir externe et ont continué à voler pendant environ 37 secondes. Leurs enveloppes faites d'acier d'une épaisseur de 12,7mm les rendent largement plus solides que la navette elle-même et les réservoirs externes. Ils ont ainsi survécus à la désintègration, malgrè les dégâts occasionnés sur le propulser droit par la fusion du joint.

 

  Les images de la catastrophe font immédiatement le tour du monde, montrant un immense panache de fumée et de vapeur à l'emplacement de Challenger, ainsi que des débris tombant vers l'océan. A t+ 89, Jay Green directeur de vol demande des informations à l'ingénieur chargé de la dynamique de vol, mais celui-ci répond que " le radar montre plusieurs sources distinctes" tentant à prouver que Challenger s'est disloquée en plusieurs morceaux. Le contrôleur au sol signale" Aucun contact. Perte de liaison au sol." En l'abscence de transmissions radios et télémétrie de Challenger, Jay Green demande à son équipe de regarder avec soins leurs données et rechercher un signe de la navette.

 

  Ce qui est le plus horrible, c'est le sort des sept membres de l'équipage, qui selon l'enquête ne seraient pas morts sur le coup. En effet l'habitacle bien plus résistant que le reste de la navette à été separé lors de l'éclatement et à été observé sortant du nuage de gaz a t+ 75,237 et pendant vingt-cinq secondes à continué sa trajectoire jusqu'à une altitude de 19,8 km, alors que l'explosion s'est produite à 14,6 km. Durant la désintégration de la navette le compartiment de l'équipage s'est détaché d'un seul bloc. La NASA a estimé que la force de séparation à été de 12 à 20 fois la force de gravité et en moins de deux secondes, ces forces étaient passées en dessous de 4g et en moins de dix secondes la cabine tombait en chute libre. Ces forces étaient vraissemblablement insuffisantes pour causer des lésions sérieuses. Les astronautes semblaient toujours en vie et conscients, après l'éclatement de la navette, car trois des quatres PEAP du poste de pilotage ( dispositifs fournissant à l'équipage six minutes d'air en cas d'atmoshère irrespirable) ont été activés. Les ingénieurs d'enquête ont estimés en mesurant la quantité d'air non consommée que les PEAP ont été utilisés pendant les 2m45 du vol suivant l'explosion. On ignore toujours si les astronautes sont restés conscients pendant l'accident ni si la pression s'est maintenue assez logtemps dans la cabine, mais en cas de dépressurisation à une telle altitude, la mort survient presque instantanément. Ce qui reste certain c'est que les sept membres d'équipages étaient déja morts lorsque la cabine s'est crashé dans l'océan, à une vitesse de 334 km/h, provoquant une décélération de 20g ce qui est bien au-delà de ce que peut supporter le corps humain. Les circonstancess de la mort de l'équipage de Challenger ne peuvent donc pas être déterminées avec précision. Lorsque les corps furent extraits de l'épave du poste de pilotage, certains endommagés par la chute ne furent pas formellement identifiés seuls 3 corps purent être reconnus et rendus aux familles en avril 1986. Les quatre autres seront inhumés dans une tombe commune au cimetière national d'Arlington dans le "Mémorial de la navette spatiale Challenger" cette tombe renferme également des débris de la navette.

 

  Cet accident stoppa le programme de la navette spatiale pendant 32 mois. L'enquête de la Commission Rogers sur les circonstances de l'explosion de Challenger, permit de mettre en cause la culture d'entreprise de la NASA et ses processus de décision qui avaient contribués au drame du 28 janvier. Les dirigeants de la NASA savaient que la conception du propulseur d'appoint à poudre de Thiokol présentait une faille potentiellement catastrophique dans les joints toriques depuis 1977. Ils n'ont pas cherché à remédier à ce problème et n'ont pas été attentifs aux avertissements des ingénieurs sur le danger de procéder à un lancement de la navette par un jour aussi froid. et n'avaient pas remontés de manière adéquate ces problèmers techniques à leurs supérieurs. La Commission Rogers fit neuf recommandations à la NASA à mettre en oeuvre avant la reprise des vols de la navette.

 

  Dans les années précedentes le gouvernement Reegan voulait rendre un jour l'espace accésible à tous et dans le cadre de ce projet une instititrice Christa McAuliffe fut choisie pour devenir la première passagère de l'espace. Elle devait embarquer pour le dixième vol de Challenger. celle qu'on appelait alors "la prof de l'espace" devait notamment donner des cours retransmis en direct depuis l'espace à des classes d"élèves , basés essentiellement sur la comète de Halley dont la navette était chargée d'effectuer des missions d'observations en plus de la mise en orbite d'un satellite. Depuis 1986 sept astéroïdes portent le nom des astronautes de vol STS-51-L.

 

LES MEMBRES DE L'EQUIPAGE

 

* Richard Francis Scobee. Commandant 2e vol spatial sur Challenger.

* Michaël J. Smith. Pilote, premier vol spatial. Vétéran décoré du Viêt Nam et pilote d'essai dans l'US Navy.

* Judith A. Resnik. Spécialiste de mission 1. A participé à un vol spatial sur la navette Discovery en 1984.

* Ellison Onizuka. Spécialiste de mission 2. Officier dansl'Air Force à aussi volé sur Discovery.

* Ronald McNair. Spécialiste de mission 3. Docteur en physique 2e vol spatial.

* Grégory B. Jarvis. Spécialiste de charge utile 1. Capitaine dans l'Air force et membre du personnel de Hughes Aircraft.

* Christa McAuliffe. Spécialiste de charge utile 2. Institutrice sélectionnée pour être la première enseignante à aller dans l'espace.

 

 

750px-Challenger flight 51-l crew

 

 

L'équipage du vol STS-51-L. Assis au premier rang de gauche à droite. Michaël J. Smith (pilote), Richard F. Scobee (commandant) Ronald McNair, Ellison Onizuka, Christa McAuliffe, Grégory B. Jarvis et Judith A. Resnik.

 

655px-STS-51-L svg

 

                                                                       Le badge du vol STS-51-L.

 

475px-Ice on the Pad on the Day of STS-51-L's Launch - GPN-

 

                                       Photo prise le matin du 28 janvier le pas de tir est recouvert de glace.

 

 

762px-51-L Flight Crew Emergency Egress Training - GPN-2000

 

                               L'équipage peu avant le décollage, sur le pas de tir, le matin du 28 janvier.

 

440px-Challenger STS-51-L-launch

 

 

                                   Challenger au décollage on voit nettement la flamme sur le propulseur droit.

                                                    

 

 

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                                   La navette Challenger quelques secondes avant sa désintégration.

 

challenger-accident

 

                                     La navette vient d'exploser, on apercoit le propulseur droit.

 

challenger4357

 

73 secondes  après son décollage, Challenger s'est totalement désintégrée projetant une pluie de débris. Le feu provient du carburant et du comburant qui restaient à l'intérieur du réservoir externe. C'est les forces aérodynamiques qui sont reponsables de la perte de la navette. Les deux propulseurs continuent de voler encore pendant encore une trentaine de secondes.

 

 

STS-51L riadiace stredisko

 

                        Au centre de commande c'est la stupeur au premier plan Jay Greene directeur de vol.

 

784px-ChallengerRemains

 

 Dans les jours qui suivent la récupération des morceaux  de Challenger débute. Beaucoup sont tombés dans l'ocean.

 

 

 

                           Les dernières images de l'équipage.

 

450px-Challenger Memorial

 

 La tombe commune abritant les corps qui ne furent pas identifiés ainsi que des débris de l'épave, au cimetière national d'Arlington.

Par le lignard - Publié dans : Aviation - Communauté : anciens blogueurs d'orange
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Travaillant pour une entreprise de transport espagnole, avec nos camions nous assurons le transfert de pièces détachées automobile, entre l'Espagne et l'Allemagne. Mon travail consiste à l'achminement d'un semi-remorque au départ de Valence (Drôme) jusqu'à Besançon, où j'échange l'ensemble complet avec un chauffeur allemand. Sur cette ligne nous sommes deux, le premier part le matin et moi en fin de matinée.  Avec quatre générations de routiers dans ma famille, il était normal que j'y vienne un jour, c'est un de mes oncles qui m'a transmit le virus de la route, pendant mes vacances scolaires je partais souvent avec lui. Ma carrière au volant d'un semi-remorque à vraiment débuté en 1998  en livraisons régionale. En 2000 je change d'entreprise et rejoint une autre qui  fait des relais courts de nuit, puis on me confie une ligne de relais longs dans le département du 79, toujours de nuits.. Malheureusement en 2004 , mon entreprise est rachetée par un transporteur du Loiret, les lignes sont conservées mais l'ambiance avec les responsables des lignes se dégradent très rapidement. Tous les chauffeurs partent les uns après les autres et en juillet 2005 c'est moi qui claque la porte après une mémorable engueulade avec le directeur d'agence. Je retourne dans mon ancienne entreprise, mais c'est plus la même ambiance, moins d'un an après je me retrouve licencié. Un de mes collègues qui faisait des remplacements pour les espagnols, ayant trouvé un autre job, me propose alors la place. Après un entretient téléphonique avec les responsables espagnols, je suis enbauché en CDD pour les remplacements des chauffeurs français en vacances ou en maladies. Celà me permet d'effectuer les lignes Valence-Beziers-Valence, puis Valence-Besançon-Valence. En 2006 une place se libère et on m'engage en CDI
Bonne visite à tous et à toutes.

A  mon  collègue  Laurent (Pimpon38) décédé accidentellement le 18 avril 2008.


Pascal.

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