L'ESCALADE DES TENSIONS ENTRE LE JAPON ET LES ETATS-UNIS.
Au cours de l'entre-deux-guerre, les relations politiques entre les Etats-Unis et le Japon sont plus que tendues. L'armée impériale
japonaise poursuit ses conquêtes en Asie orientale, ce qui menace les intérêts américains. Washington décide d'intervenir sans pour autant faire usage de la force. En 1922 le Traité de Washington
limita le tonnage de la flotte de guerre japonaise qui la classe au troisième rang mondial. En réponse aux pressions diplomatiques internationales qui font suite à l'invasion de la
Mandchourie, le Japon quitte la Société des Nations en 1933. Entre 1935 et 1937, les Etats-Unis n'interviennent pas promulgant une série de lois sur la neutralité.
En 1936 le Japon et l'Allemagne nazie signent le pacte antikomintern. L'année suivante le président américain Franklin
Delano Roosevelt condamne toutes les dictatures y compris celle du Japon, dans le "Discours de la quarantaine" qu'il prononce à Chicago. En 1937 lors du massacre de Nankin où des
avions japonais coulent la canonnière américaine Panay sur le fleuve Yang-Tseu-Kiang, Waschington obtint des excuses, mais le torchon brûle désormais entre les deux pays. L'empire rejoint les
forces de l'Axe en signant le Pacte tripartite en 1940. Suite au refus du Japon de se retirer de l'Indochine et de la Chine (à laquelle les Etats-Unis apportent son soutien par l'octroi de la loi
prêt-bail), le Royaume-Uni, les Pays-Bas et les Etats-Unis décident d'un embargo total sur le pétrole et l'acier, ainsi que le gel de tous les avoirs japonais sur le sol américain le 26 juillet
1941.
Le 6 septembre lors d'une conférence impériale, une guerre contre le Royaume-Uni et les USA est envisagée, sauf si un accord est
trouvé dans les plus brefs délais avec Washington. En octobre le premier ministre du Japon Konoe considérant qu'il a perdu la confiance l'empreur Hirihito et de l'armée, démissione de son poste
et propose le prince Hagashikuni (oncle de Hirohito) à sa place. L'empreur refuse et sa préférence se porte sur le général Tojo, un farouche partisan de la guerre, mais également fidèle à
l'institution impériale. Le 3 novembre Osami Nagano le chef d'état-major de la marine expose à l'empreur un plan d'attaque de la base aéronavale américaine de Pearl Harbor, deux jour plus tard
Hirohito approuve ce plan lors d'une conférence dans laquelle une guerre contre le Royaume Unis les Pays-bas et les Etats-Unis est décidée pour décembre. Le jour même le quartier-général impérial
ordonne au commandant en chef de la flotte combinée, l'amiral Isoroku Yamamoto de mettre en application l'attaque de Pearl Harbor.
LA BASE DE PEARL HARBOR.
Cette base aéronavale américaine assez isolée dans le Pacifique était la plus importante, elle se situe sur la côte sud de l'île d'Oahu
dans l'archipel d'Hawaii à 15 km à l'ouest d'Honolulu. L'île se trouvait sur le chemin des autres bases américaines de Guam, Wake et Midway.
La base de Pearl Harbor était étendue autour d'une rade peu profonde. On accédait à la rade par un chenal très étroit de 400m et des
navires de guerre mouillaient dans la rade à l'Est et au nord de l'île de Ford. Trois se trouvaient à l'ouest l'USS Utah, l'USS Raleigh et l'USS Curtiss.. Les navires étaient amarrés deux
par deux pour économie et manque de place. Le 7 décembre 1941, la base abritait 86 unités: 28 destroyers, 9 croiseurs, 8 cuirassés, 4 sous-marins, un cuirassé-cible (USS Utah) plus une trentaine
de batiment auxilliaires. On trouvait également 25 000 hommes, et enfin 300 avions et hydravions de l'USAAF et de la Navy. Le commandement des forces terrestres était sous la reponsabilité du
général Walter Short, alors que l'amiral Husband Kimmel assurait le commandement de flotte du Pcifique. La défense des ateliers de réparations et des installations était assurée par 35, B-17, la
DCA et les défenses littorales.
LES PLANS DE L'ATTAQUE NIPPONE
Les forces japonaise prévoyaient d'anéantir la flotte américaine pour pouvoir avoir les mains libres pour s'emparer de l'Asie du
Sud-Est. Le but recherché était de forcer les forces américaines à quitter Hawaii pour se replier sur les bases arrières en Californie. Il fallait également détruire les docks les ateliers de
réparations et les champs de réservoirs qui contenaient les approvisionnement en carburant de la flotte du Pacifique, sans oublier les aérodrommes de Wheeler Field et Hickman Field. Le Japon
espérait ainsi effacer l'humiliation des sanctions économiques prises par Washington à son encontre. Bien qu'approuvé le 5 novembre 1941, le plan de l'attaque avait quant à lui été élaboré dès le
début de l'année 1941.
Les Japonais devaient surmonter deux difficultés pour arriver à leurs fins. Premièrement du fait de l'isolement d'Hawaii, l'emploi de navires
classiques n'était pas envisageable et deuxièmement la faible profondeur de la rade rendaient l'utilisation des torpilles traditionelles impossible, elles auraient explosé sur le fond marin avant
de toucher leur cible. La stratégie Japonaise s'appuyait sur l'exemple de la bataille de Tarente en novembre 1940, où partis d'un porte-avions britannique, des Fairey Swordfish avaient détruit la
flotte italienne à la torpille.
Afin de receuillir des informations qui permettraient de transposer cette stratégie dans le Pacifique, l'amiral Yamamoto envoya
des experts japonais en Italie. La délégations revint avec des renseignements sur le style de torpilles que les Britanniques avaient utilisés dans la rade de Tarente. Mais les stratèges nippons
s'interressèrent aussi de près à un exercice américain mené dès 1932, par l'amiral Harry Yarnell qui avait démontré la vulnérabilité d'Oahu par des forces aériennes par le nord-ouest en cas
d'invasion d'Hawaii. La simulation avait montré que des avions ennemis pourraient infliger de sérieux dommages et que la flotte ennemie restée à l'écart des côtes serait indectétable pendant 24
heures. Cependant Yamamoto eut du mal à faire accepter son plan, l'amiral Nagano le jugeait tout simplement trop risqué et l'empreur ne voulait pas une attaque surprise sans déclaration de
guerre. Les réticences venaient sourtout que l'opération devait rassembler une grande partie de la marine de guerre et qui devait se frayer un chemin sur des milliers de kilomètres sans se faire
repérer. Le plan fut finalement adopté en novembre 1941, après que Yamamoto ait menacé de démissionner. Le major Minoru Genda devait prendre en charge, la préparation de l'attaque et tester les
torpilles modifiées, tout cela dans un laps de temps très court.
L'attaque fut menée dans le plus grand secret pour éviter les fuites. Les ingénieurs militaires japonais avaient fabriqués des
torpilles spéciales de type 91, munies d'ailerons pour les stabiliser, ainsi que des bombes capables de percer la coque des navires. Grâce aux renseignements déterminants fournis par les
espions japonais se trouvant à Hawaii, les statèges prédisaient qu'il fallait attaquer un dimanche, car la flotte se retrouvait au repos et du fait du week-end de nombreux équipages
n'étaient pas tous au complet. De plus aucune patrouille n'était prévue et les espions ne manquèrent pas non plus d'apporter des renseignements sur la situation de la flotte américaine.
LA FLOTTE DE L'AMIRAL NAGUMO LEVE L'ANCRE.
Le 14 novembre la "flotte combinée" fut rassemblée dans la baie d'Hito-Kappu au Sud-Est des îles Kouriles. Composée de pas moins de six
porte-avions (Akagi, Soryu, Hiryu, Shokaku, Kaga, et Ziukaku ) et plus de 400 avions de chasse Mitsubishi A6M (les célèbres Zero) , des bombardiers-torpilleurs Nakajima B5N (Kate) et les
bombardiers en piquée Aichi D3A (Val). une flotte de reconnaissance comprenant 22 sous-marins, 5 sous-marins de poche emportant chacun deux hommes et deux torpilles de 450mm, 3 croiseurs légers
et 8 pétroliers pour le ravitaillement en carburant.
Le 26 novembre alors que les deux gouvernements étaient encore en pourparlers, l'armada nippone quitta secrètement le Japon et mit le
cap au nord sur Hawaii empruntant une voie maritime peu fréquentées pour éviter toute détection. Le 1er décembre l'empreur approuva en conférence la Guerre de la Grande Asie
orientale et autorisa le bombardement de Pearl Harbor. La flotte reçut l'ordre le lendemain alors que les pourparlers se poursuivaient toujours. Le 6 décembre l'armada se trouvait à 200 milles
marins (370 km) d'Hawaii, lorsqu'elle reçut le signal d'attaque "Grimpez sur le Mont Miitaka".
LES NEGOCIATIONS ECHOUENT ET LA GUERRE EST DECLAREE.
La veille de l'attaque, les négociations étaient bloquées les deux gouvernements campaient sur leurs positions. Le Japon exigeaient
l'arrêt du soutien américain aux Chinois. Cordell Hull secrétaire d'Etat réclamait quant à lui le retrait des troupes japonaises de Chine. Le 6 décembre le président Roosevelt envoya un
télégramme invitant l'empreur Hirihito à reprendre les négociations à Washington.
Le même jour le ministère des affaires étrangères nippons transmit à ses négociateurs et son ambassadeur en poste à Washington un
document codé en 14 points , qu'ils avaient pour consigne de le remettre au secrétaire d'Etat Hull le lendemain à 13h00, soit 7h30 heure d'Hawaii. Mais le document ne fut pas remit à
l'heure à cause du retard dût au décryptage. les services secrets américains déchiffrèrent le message avant l'ambassade du Japon, seule la dernière partie du message contenant un mémorandum (
autrement dit une déclaration de guerre) ne fut pas déchiffrée par les Américains. le 7 décemmbre à 11h58 heures de Washington '6h28 à Hawaii) le général Geaorge Marshall lut le message et fut
inquiet par son contenu, persuadé qu'une attaque se préparait, il expédia l'ordre d'alerte aux bases situées aux Philippines, à Panama, San-Diego et Pearl Harbor. Mais à cause de défaillances
techniques l'ordre arriva à Hawaii après le bombardement. Le message parvint à l'ambassadeur du Japon dix heures après l'attaque.
L'ATTAQUE.
L'amiral Yamamoto et ses généraux avaient prévus une attaque en trois
vagues, mais le vice-amiral Chuichi Nagumo n'en retint que deux. Les avions impliqués étaient au nombre de 350 plus 91 qui seront chargés de protèger l'ensemble de la flotte. Les opérations
débutent dans la nuit du 6 au 7 décembre.
Vers minuit, les sous-marins de haute mer libèrent les sous-marins de poche qui mettent le cap en direction de l'île d'Oahu. A 3h58 le
dragueur de mines américain USS Condor signal au destroyers USS Ward qu'un sous-marin se trouve dans la rade de Pearl Harbor. Le destroyer part à sa recherche mais ne le trouve pas,
l'amirauté ne donne pas l'alerte. Cependant à 6h37 le Ward repére un autre sous marin qui devait renseigner la flotte, et le coule.
Pendant ce temps au large de l'archipel, 183 avions japonais de la première vague d'assaut s'envolaient sous le
commandement du capitaine Mitsuo Fuchida. Ces appareils étaient composés de :
* 49 bombardiers moyens Nakajima B5N2 (Kate).
* 51 bombardiers en piqué Aichi D3A1 (Val).
* 40 bombardiers torpilleurs Nakajima B5N2 (Kate).
* 43 chasseurs de combat Mitsubichi A6M2 ( Zero).
A 7heures deux hommes en poste dans la station radar d'Opana Point au nord d'Oahu, détecte la présence de nombreux signaux sur leurs
écran, mais le lieutenant Kermitt A. Tyler averti par téléphone par les deux veilleurs leur répond de ne pas en tenir compte, car une escadrille de B-17 venant des Etats-Unis doivent rejoindre
Pearl Harbor dans la matinée.
Trente minutes plus tard un appareil japonais fait une reconaissance des alentours et lance le message "Pearl Harbor dort". Provenant
de diverses directions, les torpilleurs volent à basse altitude, les autres bombardiers sont plus haut. A 7heures 40, les premiers appareils survolent la base navale américaine. Les premières
bombes sont lâchées à 7heures 53 . Cinq sous-marins de poche, comprenant chacun 2 hommes d'équipage), vont torpiller les navires après le bombardement. Les sous-marins seront tous détruits et sur
les dix hommes présents à bord neuf trouveront la mort et un sera capturé. La première vague concentra ses attaques sur le flanc droit du dispositif américain, sur les navires les plus importants
à l'Est de la rade, mais également sur le poste de Wheeler Field.
La deuxième vague arriva au-dessus de Pearl Harbor à 8heures 30, commandée par le lieutenant-commandant Shigekazu Shimazaki, elle
comprend:
* 54 bombardiers Kate.
* 78 bombardiers en piqué Val.
* 35 chasseurs Zero.
Cette formation de 167 appareils comportait d'avantage de bombardiers à moyenne altitude et en piqué que la précédente et attaqua le flanc
gauche, dont la base de Kanehohe à l'Est de Pearl Harbor. Pendant l'attaque de la deuxième vague, un sous-marin qui remontait en surface fut repéré par le ravitailleur d'hydravions USS Curtiss,
et le destroyer USS Monaghan, l'envoya par le fond.
A bord des navires les équipages qui dormaient encore furent réveillés dès les premières explosions. A 7heures 58 soit cinq minutes
après le début de l'attaque un message du commandant Logan Ramsay retenti " Air raid Pearl Harbor. This is not a drill" ( Attaque aérienne sur Pearl Harbor. Ceci n'est pas un exercice).
Washington fut alerté par l'amiral Kimmel quelques minutes plus tard.
Malgrè la panique qui régnait sur les navires, quelques hommes parvinrent à conserver leur sang froid et à organiser la riposte. Sur le
pont de l'USS Arizona, l'amiral Isaac C. Kid et le capitaine Franklin Van Valkenburgh furent tués par l'explosion d'un dépôt d'armes proche, alors qu'ils s'affairaient à organiser les défenses.
Ils reçurent tous deux la Médaille d'honneur à titre posthume. L'enseigne Joe Taustig de l'USS Névada mit le navire en marche durant l'attaque, l'USS Aylwin imita la manoeuvre avec seulement
quatre officiers à bord, tout le reste de l'équipage était composé de jeunes enseignes qui n'avaient que très peu d'expérience en mer. Le matelot afro-américain Doris Miller, qui occupait le
poste de cuisinier sur l'USS West Virginia, quitta son poste et prit place derrière une mitrailleuse antiaérienne, alors qu'il n'avait aucune expérience sur cette arme. Il réussit néanmoins à en
abattre un avion qui venait de lâcher une bombe sur le navire. Pour cet acte, il reçu la croix de la marine (Navy Cross). Son commandant, le capitaine Mervyn Bennion fut frappé par des
éclats de bombe qui détrisirent une partie de son poste de commandement. Plusieurs marins, dont Doris Miller tentèrent de le transporter vers le poste de secours, mais l'officier refusa de
quitter son poste et mourru quelques minutes plus tard totalement vidé de son sang, malgrè ses mains serrées sur ses plaies. Il reçu également la Médaille d'honneur à titre posthume. par la suite
de l'attaque 14 marins et officiers furent ainsi décorés de la Medal of honor.
Des avions de chasses américains firent ce jour-là 25 sorties pour assurer la défense antiaérienne, mais certains cherchaient en vain
la flotte japonaise.
Beaucoup d'officiers essayèrent d'influencer l'amiral Nagumo de procéder à une troisième vague pour détruire le reste des dépôts de
carburant, mais celui-ci refusa pour plusieurs raisons. L'effet de surprise avait disparu et les chiffre des avions abattus montraient clairement que les plus grosses pertes avaient été pour la
deuxième vague enregistrant 2/3 des dommages japonais. Une troisième attaque aurait prit trop de temps, laissant aux forces américaine l'occasion de détruire la flotte japonaise située à 400 km
au nord de l'île d'Oahu. La flotte de l'amiral Nagumo serait vite pris en chasse par les sous-marins ennemis et les Japonais ignoraient toujours où étaient les porte-avions américains. Il décida
donc de s'arrêter là, de plus l'objectif de la mission, la neutralisation de la flotte du Pacifique, avait été un succès.
LES PERTES AMERICAINES:
Le bilan de l'attaque surprise était assez important. 2 403 Américains étaient morts, dont 68 civils qui périrent lorsque des bombes
touchèrent les zones civiles. L'assaut japonais fit également près de 1 178 blessés.
La moitiés des pertes américaines, près de 1 102 hommes fut causée par l'explosion et le naufrage de l'USS Arizona. Un obus de marine
de 400mm modifié pour être largué par un avion, entra par une des cheminées du cuirassé et avait provoqué un incendie dans la chaufferie. Actuellement la coque de l'Arizona sert de mémorial et
des tâches d'huile continuent même 70 ans plus tard à suinter de ses entrailles.
La principale cible des avions japonais était les cuirassés. A cette époque de la guerre les porte-avions n'étaient pas encore
considérés comme une arme de première ordre, mais dans la suite du conflit, leur rôle s'est montré décisif d'un côté comme de l'autre. La survie des porte-avions américains de Pearl Harbor (en
mer lors de l'assaut) à sûrement contribué à la réaction immédiate des Américains dans le Pacifique, ce qui équilibra les forces en présence.
La flotte du Pacifique à subie d'énormes dégats alors qu'elle était encore à quai. L'USS Nevada touché par une torpille qui déclara un
incendie, mais alors qu'il se mit en marche pour tenter de gagner la haute mer, il fut la cible de nombreuses bombes et finit par toucher le fond de la rade par l'avant. Le California reçut deux
bombes et deux torpilles et son équipage dût l'évacuer. L'USS Utah fut touché et se retourna, l'USS Oklahoma chavire après avoir reçut quatre torpilles, l'USS West Virginia fut frappé par sept
torpilles dont l'une d'elles sectiona le gouvernail. Le Marynland bien qu'ayant été touché par deux obus de marine de 400mm modifiés en bombes ne subit que peu de dommages, l'USS Pensylvania fut
touché par les avions de la seconde vague, alors qu'il se trouvait en cales sèche. Les autres navires de plus petits tonnages ont également été la cible des avions japonais. Le croiseur léger USS
Helena fut touché par une torpille et le choc fit chavirer le mouilleur de mines USS Oglala se trouvant à ses côtés. deux navires furent totalement détruits en cale sèches lorsque
des bombes atteignirent leur réservoir de carburant et l'incendie se propagea à d'autres navires. L'USS Raleigh, un croiseur léger, fut torpillé ce qui causa une brèche dans sa coque. L'USS
Honolulu un autre croiseur léger fut endommagé mais resta en service, l'USS Vestal, servant de navire-atelier sombra apès un incendie provoqué par celui de l'USS Arizona arrimé à ses côtés. le
navire de ravitaillement USS Curtiss est endommagé. Le destroyer USS Cassin chavire et l'USS Downes est sérieusement endommagés.
La plupart des avions américains qu'ils facent partie de la Navy, l'USAAF ou de l'US Army sont détruits au sol. Les avions japonais
trouvent un grand nombres d'appareils sur les aérodromes rangés aile contre aile, pour éviter le sabotage, mais constituant des cibles idéales et facile à endommager ou détruire. Beaucoup de
personnels des bases aériennes sont également morts ou blessés au cours des mitraillages des installations.
LES PERTES JAPONAISES:
Les Japonais perdent 64 hommes durant l'attaque, 55 pilotes et 9 sous-mariniers. Les cinq sous-marins de poche engagés le matin du 7
décembre sont coulés ou capturés. Sur les 350 avions participant à l'attaque, 29 ont été abattus, 9 dans la première vague, puis 20 dans la seconde. Soixante quatorze furent touchés par les
défenses antiaériennes et l'artillerie au sol. Le plan Japonais avait parfaitement fonctionné et ébranlé la flotte américaine du Pacifique, qui se croyait bien protégée sur un petit archipel
perdu au milieux de l'océan.
LE SENTIMENT ANTI-JAPONAIS ET LES NEGLIGENCES
L'attaque japonaise créa un véritable choc que se soit au sein
de l'état-major américain , mais aussi dans l'opinion publique et suite à celà le sentiment anti-japonais se fit de plus en plus grandissant aux Etats-Unis où beaucoup d'émigrés japonais
étaient établis parfois depuis plusieurs générations. Le sentiment de trahison et la peur du sabotage et de l'espionnage, se tourna vite contre les Japonais vivant aux USA , mais également
des Américains d'origine nippone. Le général John DeWitt et le sécrétaire d'état à la Marine Frank Knox, évoquèrent même l'existence d'une cinquième colonne sur le sol américain, mais cette
hypothèse et fort peu crédible et n'a jamais été prouvée.
C'est dans cette atmosphère que 110 000 japonais et citoyens américains d'origine nippone furent internés et surveillés dans
des camps, batis sous l'ordre éxécutif signé du président Roosevelt en 1942, pour l'ouest du pays où la population japonaise y était la plus nombreuse. Cependant les japonais vivant à Hawaii
ne furent jamais internés car l'armée et la marine avait besoin de main-d'oeuvre. Ce n'est qu'en 1988 que des excuses officielles du Congrès furent présentés pour ces internements arbitraires et une loi fut votée pour l'indemnisation des personnes encore vivantes.
Mais en ce qui concerne l'attaque sur Pearl Harbor, dans les jours qui ont suivis, la questions des errurs et les négligences fut
soulevée par les journalistes et les politiques. Il fallait des coupables pour pouvoir déterminer la responsabilité de certains officiers. Une serie de défaillance se sont accumulées permettant
de comprendre le désastre. L'entrée de la rade n'était pas protégée avec un filet anti-torpilles et les navires arrimés bord à bord, sous l'ordre de l'amiral Claude C. Bloch, offraient des cibles
de choix.
Le général Short estimait quant à lui que le danger le plus immédiat concernait les terrains d'aviation où le sabotage était possible
et fit rassembler les avions dans des endroits plus facile à surveiller. C'est celà qui permit leur destruction par l'aéronavale nippone. De plus Short n'avait aucune confiance dans le radar
(invention nouvelle pour l'époque) dont l'équipe de garde du 7 décembre n'avait pas été remplacée après 7 heures du matin. aucune patrouille n'était de service ce dimanche matin. Les
diverses installations militaires n'étaient pas camouflées. La cryptanalyse des codes secrets aurait sans nul doute pû aider Pearl Harbor, mas n'ont pas été transmis à temps. A tout celà s'ajoute
également les divergences entre Short et l'amiral Kimmel qui expliquent bien le manque de coordination dans le système de défense de l'archipel.
Beaucoup d'autres signes mals compris ou entendus auraient certainement alertés les Américains sur une possible attaque dans ce
secteur. La destruction du sous-marin le matin du 7 décembre ainsi que les échos radars qui furent captés par les deux veilleurs et à qui ont répond qu'il s'agit d'une escadrille de forteresses
volantes arrivant du continent. De plus le chef des opérations navales, l'amiral Harold Rainsford Stark, avait envoyé un message d'alerte au commandant en chef des flottes d'Asie orientale
et du Pacifique à Hawaii. L'état-major américain redoutait une attaque japonaise, que personne n'attendait à Pearl Harbor, mais pensait que celle-ci se produirait aux Philippines. Il avait une
confiance aveugle dans l'isolement de la base à des milliers de kilomètres du Japon. Les défenses natuelles semblaient la protéger et les officiers étaient plus préocupés par un sabotage ou un
débarquement plutôt que d'une attaque aérienne.
La base de Pearl Harbor en Octobre 1941. ( USN ).
Le drapeau de l'aéronavale impériale japonaise.
Plan et positionnement des batiments touchés.
L'amiral Chuichi Nagumo amiral de la flotte impériale.
L'amiral Isoroku Yamamoto concepteur du plan de l'attaque sur Pearl Harbor. Il trouvera la mort le 18 avril 1943, lors d'une
visite pour remotiver les troupes. L'appareil qui le transportait fut abattu par le premier lieutenant Rex T. Barber du 339eescadron du 347e groupe de chasse aux commandes d'un P-38. Le
bombardier dans lequel avait prit place l'amiral s'écrasa dans la jungle sur l'île de Rabaul. Il fut promu Amiral de la Flotte à titre posthume.
Le Mitsubishi A6M2 , rendu célèbre par le nom de code américain "Zero". Cet appareil reste un des plus connu de la guerre du
Pacifique. Dans les premiers mois de la guerre les pilotes américains avaient appris à s'en méfier, il était agile en combat tournoyant et montait très rapidement. Dans le prolongement du conflit
il devait être surclassé par les avions américains, le point faible était son fuselage dépourvu de blindage, une rafale à l'emplanture de l'aile suffisait pour le transformer en boule de feu. Il
pouvait opérer sur terre ou comme chasseur embarqué. Ils furent nombreux a servir pour des missions suicides.
Le bombardier en piqué Aichi D3A1 nom de code "Val" Appareil lent et largement obsolète il fut tout de même utilisé pendant toute la durée de
la guerre. Son train d'atterrissage était non-rentrant. Son équipage était de deux hommes, un pilote et un mitrailleur. Il fut utilisé comme "Kamikaze".
Le Nakajima B5N2 "Kate". Bombardier torpilleur de l'aéronavale japonaise , Il s'illustra lors des batailles de Pearl Harbor , Santa Cruz ou
Midway. Souvent employé comme bombardier à long rayon d'action ou de lutte ant-navire il fut également utilisé comme appareil "Kamikaze" vers la fin du conflit.
Image très connue de Pearl Harbor, montrant l'USS Arizona en flammes à demi submergé, il finit par couler. Son naufrage fit plus de 1 000
morts parmis son équipage. Sa coque et aujourd'hui surmonté d'un mémorial. (U.S. Navy.)
L'USS California en flammes ( U.S. Navy ).
L'USS West Virginia à demi-submergé. (U.S.Navy ).
Une embarcation s'approche de West Virginia pour sauver
des matelots tombés à l'eau. (U.S.Navy).
L'USS Shawn en feu (U.S.Navy ).
L'USS Arizona explose
. (U.S.Navy).
L'épave d'un sous marin de poche japonais échoué. (U.S.Navy).
Un bombardier B-17 détruit au sol. (U.S.Navy).
L'empreur japonais Hirohito.
L'amiral Husband E. Kimmel commandant de la flotte du Pacifique. Après l'attaque de Pearl Harbor il fut retrogradé au rang de contre-amiral et
quitta l'armée en 1942. pendant la bataille il faillit être tué par une balle perdue, il dira par la suite qu'il regrettait qu'elle n'ait pas touché son but. (U.S.Navy).
Le matelot Doris "Dorie" Miller, cuisinier sur l'USS Arizona, il réussit à abattre un avion japonais avec une des mitrailleuses
antiaériennes du navire. Il fut décoré de la "Navy Cross" qui est la plus haute distinction militaire américaine après la " Medal of honor ".ce qui en fait le premier afro-américain à la
recevoir. il disparait le 27 novembre 1943 au large des îles Gilberts dans le naufrage du porte-avions d'escorte "Liscome-Bay" torpillé par un sous-marin japonais ( Official US Navy Photo / US
national Archives ).
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